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Traduction d'interview the brilliant green - Traduction : interview pour Chachacharming.com
Par T'CharleS, le 29-07-2005 à 15:12:00
Interview avec the brilliant green (source : Chachacharming)

Ils ne cachent peut-être pas leurs influences, mais the brilliant green est le meilleur du rock américain que le Japon ait à offrir.

Par Sheila Burgel
Une chose est certaine : le monde musical n'a pas besoin d'un nouveau groupe se la jouant Beatles et vomissant des mélodies à quatre accords dans l'espoir de devenir les nouveaux Fab Four, que ce soit en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou au Japon. Très rares ont été ceux qui furent capables de faire ressortir une magie par-delà l'ultra-classissisme de la formation guitare-basse-batterie-chant et une obsession maladive pour George Harrison. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il semblait si peu probable qu'un groupe de trois musiciens de Kyoto arriverait à quelque chose à partir de son amour des Beatles et d'un son de guitare tout droit inspiré d'Oasis et des Smashing Pumpkins. Mais avec la voix douce-amère de la chanteuse Tomoko Kawase et le don de Shunsaku Okuda pour écrire des mélodies entêtantes, the brilliant green - Buri Guri pour les japonais - a proposé une double ration de pop aux accents psychédéliques qui ne rappellent rien moins que les meilleurs groupes de rock.

Les débuts de the brilliant green furement relativement communs à ceux de la plupart des groupes : deux adolescents forment un groupe au lycée, découvrent une chanteuse mignonne, la chanteuse rejoint le groupe, le groupe enregistre une demo, la démo ouvre la porte d'une maison de disques. Après deux singles chez Sony Records durant la deuxième moitié de l'année 1997, the brilliant green a connu son premier succès quand son troisième single "There Will Be Love There" a été choisi comme thème d'un drama populaire. Cette promotion fit s'envoler le classement de "There Will Be Love There" dans les charts et quand le disque se retrouva numéro un des ventes, the brilliant green était devenu un des favoris du grand public parmi les groupes de J-rock au style non typiquement japonais. En huit ans, le groupe a sorti cinq* albums et une pléthore de singles, laissant juste assez de temps à Tomoko, la chanteuse, pour se concentrer sur son projet personnel aux accents pop synthétique des années 80 : Tommy february6. (*NDT : the brilliant green n'a sorti que 4 albums)

Retenu par Time magazine comme l'un des meilleurs groupes de l'année 2001, ce mélodieux trio a un talent créatif de taille à concurrencer la plupart de ses contemporains rockeurs. J'ai interviewé Tomoko, Shunsaku, et Ryo pendant un déjeuner dans le district de Minato à Tokyo .

CCC: Quelles professions exerciez-vous avant de former the brilliant green?

Shunsaku : Je n'ai jamais eu de travail officiel. Je naviguais toujours entre les baito, principalement pour un transporteur.

Tomoko : J'ai travaillé dans un magasin de vêtements.

Ryo : J'avais un boulot où je changeais les tuiles des toîts des temples bouddhistes.

CCC: Vous pouvez nous citer quelques-uns de vos héros?

Shunsaku : Les Beatles, évidemment ! Ils ont toujours été une influence très forte (pour nous).

Ryo : Pour moi ça change tous les jours, mais là tout de suite, je dirais George Harrison.

Tomoko : Leonardo Dicaprio!

CCC: C'est amusant que vous choisissiez Leonardo parce que il semble revenir dans presque toutes les interviews que j'ai faites. Il y a toujours quelqu'un pour mentionner Leonardo Dicaprio!

Tomoko : C'est logique, non ? (rires)

CCC: Si vous pouviez changer quelque chose dans l'industrie musicale japonaise, que changeriez-vous ?

Shunsaku : Ca n'est pas une question anodine. Je peux y répondre sérieusement ?

CCC: Bien sûr.

Shunsaku : Le système de droits d'auteur doit changer. Il y a une grande incohérence entre le système de droits d'auteurs au Japon et aux Etats-Unis qui est particulièrement problématique pour les artistes japonais.

Tomoko : Oui, sans aucun doute.

Shunsaku : C'est choquant quand on lit ce que gagnent les artistes américains.

CCC: Vous pouvez nous citer des choses que vous aimez faire en dehors de la musique ?

Shunsaku : Je n'ai pas vraiment de hobby particulier ou quoi que ce soit du genre, mais ces derniers temps j'aime arroser mes plantes vertes.

Tomoko : Faire les magasins!

Ryo : Laver ma voiture.

CCC: Quel est l'endroit qui vous tente le plus pour y passer des vacances ?

Shunsaku : Los Angeles.

CCC: Vous avez intitulé votre troisième album Los Angeles mais vous n'y êtes jamais allés ?

Shunsaku : J'ai toujours eu ce rêve d'aller à Los Angeles. Quand nous enregistrions l'album Los Angeles, je regardais une photo de la ville dans un magazine et il y avait toutes cette jolies voitures et puis les rues et whoah... ça a l'air vraiment sympa.

Tomoko : Hawaï, puisque je n'y suis jamais allée. Tous mes amis qui y sont allés m'ont dit qu'ils avaient adoré.

Ryo : Moi aussi je voudrais vraiment aller à Los Angeles. Le climat à l'air très agréable.

CCC: Sony devrait tous vous envoyer à Los Angeles puisque vous mourez tous d'envie d'y aller!

Manager: Non, non, non... c'est vous autres qui devez venir en Asie !
(rires)

CCC: Est-ce que vos disques sont en vente dans des pays comme la Thaïlande et la Chine ?

Manager : Oui, leurs disques sont disponibles à travers toute l'Asie : Hong Kong, Taïwan, Singapour, la Thaïlande, la Corée. Bien qu'en ce qui concerne la Corée, seules leurs chansons en anglais sont distribuées (NDE : Jusqu'à récemment, il était illégal de vendre en Corée de la musique ayant des paroles en japonais pour des raisons remontant à la seconde guerre mondiale).

CCC: Oui, j'ai été surprise d'entendre que les artistes japonais ne peuvent sortir que leurs chansons en anglais en Corée.

Manager : C'est à cause des relations politiques tendues entre le Japon et la Corée.

Tomoko : Nous avons fait une tournée promotionnelle en Asie et ça a été incroyablement stressant. A peine étions-nous sortis de l'avion - en portant tous nos sacs et valises - que des tonnes de gens se battaient pour nous donner des fleurs et obtenir notre attention. Là-bas nous n'avions pas un moment à nous.

CCC: C'était les fans qui vous entouraient et vous donnaient des cadeaux ?

Tomoko : Non, c'était des paparazzi ! Ils étaient du genre sans-gêne.

Shunsaku : Quand Ryo et moi sommes allés à Taïwan pour faire notre promotion, nous avons été invités à une émission de radio. Les gens parlaient chinois mais avaient prévu un traducteur pour nous. Et donc, quelqu'un posait une question en chinois et le traducteur nous disait : "est-ce que vous aimez ?" Et nous on était là à répondre : "Euh... est-ce qu'on aime quoi?". Le traducteur ne comprenait rien, c'était hallucinant.

Tomoko : Les taïwanaises parlent sans cesse, c'est de la folie !

Shunsaku : Je pense que les taïwanais pensent peut-être que c'est impoli de ne pas parler, alors ils continuent à parler pour que l'ambiance reste agréable.

Ryo : C'est très fatiguant.

CCC: Vous avez eu d'autres souvenirs mémorables de vos tournées? (NDE : Alors que je posais cette question, le repas a été servi et la conversation a dévié vers la nourriture, et en l'occurrence les crabes de Hokkaido)

Tomoko : Quand on était en tournée à Hokkaido, un endroit qui est renommé mondialement pour ses crabes, on nous a servi des crabes congelés ! On était tellement impatient de manger des crabes tous frais... et ils étaient congelés ! En plus, normalement quand on mange des crabes ou n'importe quoi d'autre, on termine le repas avec du riz. Mais quand on était à Hokkaido ils nous ont donné du riz dès le début. C'était vraiment étrange.

CCC: Je ne suis pas sûre de comprendre...

Tomoko : Vous voyez, nous sommes tous les trois nés à Kyoto. Et à Kyoto, il y a une tradition qui prévoit que si vous estimez qu'il est temps qu'un de vos invités se retire, vous lui servez un plat nommé Ochazuke (un plat de riz avec du thé versé dessus). Et c'est une manière de dire à votre invité qu'il est temps pour lui de partir. Alors à Hokkaido, quand ils nous ont servi du riz directement en entrée, nous ne savions plus quoi penser. Nous nous disions : "On vient d'arriver mais vous voulez déjà qu'on parte ?" (rires)

CCC: Vous êtes reconnus quand vous sortez tous les trois au restaurant ou dans d'autres lieux publics ?

Tomoko : Si nous nous promenons dans des endroits où il y a beaucoup de jeunes comme Shibuya ou Harajuku, les gens nous reconnaissent et vont vers nous. Mais ailleurs, il n'y a habituellement pas de problème.

CCC: Sur votre deuxième album : Terra 2001, vous avez décidé dene pas traduire les paroles de Round and Round en Japonais. Pourquoi cela ?

Tomoko : Probablement parce que nous n'avions pas le temps, bien que nos fans n'aient pas arrêté de nous demander de les traduire. Comme mon anglais n'est pas très bon, je travaille toujours mes paroles avec Tim, un ami américain. Je crois que nous n'avons simplement manqué du temps nécessaire à cette traduction.

CCC: Mais cette chanson parle clairement d'une personne que vous n'aimez pas. Est-ce parce que vous ne souhaitiez pas que cette personne comprenne les paroles que vous ne les avez pas traduites ?

Tomoko : C'est très clairement une autre des raisons. J'ai pensé que le message derrière ces paroles serait perdu si je la traduisais en japonais. Les nuances auraient été perdues. De plus, si les paroles étaient traduites tel quel en japonais, elles seraient trop dures, trop directes.

CCC: Et qui est Brownie the cat ??

Shunsaku : C'est mon chat. Ah... il est trop mignon ! Dès que je commence à en parler je ne peux plus m'arrêter. Aujourd'hui, quand j'ai quitté la maison, Brownie me regardait avec une intensité incroyable... il avait l'air vraiment triste.

Manager : Comment faites-vous pour Brownie quand vous êtes en tournée ?

Shunsaku : J'engage quelqu'un pour le garder.

Tomoko : Une fois on a porté Brownie dans un centre de gardiennage mais pendant la durée de notre absence il est devenu extrêmement nerveux. Alors maintenant il lui faut quelqu'un pour s'occuper de lui.

CCC: Tomoko, vous pouvez nous révéler quelques-uns de vos magasins préférés?

Tomoko : J'aime vraiment beaucoup X-GIRL.

CCC: Quels artistes avez-vous écouté récemment ?

Tomoko : J'écoute beaucoup de musiques différentes. Dernièrement, je n'ai pas écouté grand chose mais à choisir, je dirais BIS.

Shunsaku : Teenage Fanclub a récemment joué en live à Tokyo, du coup je les ai beaucoup écoutés ces derniers temps.

Ryo : Il y a une compilation française des années 80 que j'ai pas mal écouté. Elle est assez intéressante.

CCC: Avez-vous un film préféré?

Shunsaku : Mon film japonais préféré est Tsuri Baka Nishi. Vous en avez entendu parler?

CCC: Non, quel genre de film est-ce?

Shunsaku : C'est une comédie qui parle d'un type complètement à fond dans la pêche. La série dont il est tiré est très populaire.

Tomoko : Titanic.

Ryo : Magnolia. Mais je veux le revoir pour l'envisager sous un autre angle.

CCC: Vous donnez l'impression de sortir des singles très souvent. Vous avez déjà ressenti de la pression alors qu'on vous demande d'écrire des chansons si rapidement ?

Shunsaku : Oui, clairement. J'ai une opinion très claire là-dessus. Au Japon, beaucoup d'artistes sont obligés d'avoir des singles dont la sortie coïncident avec une publicité, ou d'être le thème d'une série télé. C'est la méthode qui permet de lancer un single sur le marché japonais. Du coup, c'est vraiment difficile de satisfaire les gens de la publicité ou de la série qui attendent leur chanson.

Tomoko : Et puis on est un groupe, mais ces gens disent parfois : "Vous savez, nous souhaitons juste une voix et une ligne de piano pour cette publicité, alors si vous pouviez écrire quelque chose dans ce style..." Et nous tout ce qu'on peut répondre, c'est "Euh, non. Nous sommes un groupe."

CCC: Donc tous vos singles jusqu'à présent ont toujours eu un lien avec une publicité ou une série télé ?

Shunsaku : Oui, la plupart.

CCC: Avez-vous déjà reçu de vos fans de folles lettres d'amour ?

Shunsaku et Tomoko : Oh oui ! Des tas !

Tomoko : Ca fait gentiment peur. Vous voyez, nous animons une émission de radio à Tôkyô et après l'émission, un fan m'a déjà donné un mini-disc qui contenait un message de 70 minutes pour moi. Mais le message ne disait pas "Je vous aime" ou quelque chose comme ça. Non, son message parlait uniquement de lui et de sa vie ! Et à chaque fois qu'a lieu cette émission, c'est à dire globalement chaque semaine, il m'envoie un mini-disc. Et une fois il m'a même envoyé une photo de lui nu ! Je crois qu'il y a trois types pas normaux dans son genre. Mais franchement, tous nos autres fans sont vraiment sympas.

CCC: Je suppose que la plupart des femmes qui sont au centre de l'attention doivent parfois faire face à des fans un peu dérangés.

Tomoko : Oui, clairement. D'ailleurs une fois, alors que nous sortions du studio après l'émission de radio, le type qui m'avait envoyé sa photo où il était nu m'attendait dehors. Il s'est mis à marcher vers moi et aussitôt que nos yeux se sont recontrés, il a paniqué et il est parti en courant ! Ca fait peur, non ?

CCC: Oui, c'est terrible. Et pour Shunsaku et Ryo ?

Shunsaku : Je n'ai jamais eu ce genre de problème.

Tomoko : Ce n'est pas vrai, Shunsaku a beaucoup de fans masculins !

Shunsaku : Oui, la plupart de mes fans sont des hommes, et quand on joue en live il y a toujours un noyau de fans purs et durs qui hurlent "Leader! Leader!" C'est bizarre. (NDE : Comme Shunsaku est techniquement le leader du groupe, beaucoup de gens l'appellent "Leader")

Ryo : Quand on était en tournée, tous ces fans masculins regardaient avec attention pour voir comment Leader jouait de la basse.

Tomoko : J'ai même vu des garçons fondre en larmes quand ils voyaient Leader.

Ryo : Ca fait plutôt peur.

Tomoko : Et Ryo a une fan complètement folle.

Ryo : Il y a une émission de radio qui est ouverte à tous, avec juste une vitre nous séparant du public. Et quand on a participé à l'émission, cette fille a collé son visage à la glace avec les yeux rivés sur moi en permanence.

Tomoko : Et tout le public a vraiment passé un bon moment et avait l'air heureux. Mais cette fille, elle juste restée là à le fixer le plus sérieusement du monde. J'imagine que Britney Spears doit avoir eu des expériences terribles avec ses fans. J'ai entendu dire que ça avait atteint un tel point qu'elle avait décidé d'utiliser un sosie pour la précéder en public.

CCC: Tomoko, comme vous êtes la facade féminine du groupe, est-ce les fans et les journalistes vous traitent différement ? Et comment réagissez-vous à cette attention particulière ?

Tomoko : Quand nous sommes interviewés à la télé, c'est toujours à moi qu'on pose les questions.

CCC: Et vous les hommes, comment vous prenez ça ?

Shunsaku : Et bien, c'est elle la facade féminine du groupe, ça n'est pas comme si nous y pouvions quelque chose.

Tomoko : Mais dès qu'il y a une séance photo, le photographe veut toujours que je sois devant et les garçons derrière, mais moi ça n'est pas du tout mon truc, du coup on refuse toujours.

CCC: Un disque sans lequel vous ne pourriez pas vivre ?

Ryo : Les Sex Pistols sont à l'origine de ma décision de rejoindre un groupe, donc je dirais "Never Mind The Bollocks" des Sex Pistols.

Tomoko : En fait, je viens d'acheter ce CD sur le site d'enchères de Yahoo (sort un CD de Onyanko Club). Quand j'étais au collège, j'étais folle d'Onyanko Club, c'est pouquoi je voulais avoir cet album à nouveau.

CCC: Vous avez eu à payer cher pour l'avoir ?

Tomoko : Non, seulement 200 yens.
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