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Traduction d'interview Namie Amuro - Interview - S-Cawaii ! - Septembre 2006
Par Maître K, le 10-10-2006 à 01:00:00
S-Cawaii
Bien qu’évoluant un peu moins en avant de la scène musico-commerciale que par le passé, Namie Amuro a su toujours préserver son capital sympathie dans le cœur des fans. Et même si les années passent, son charme, son talent pour la danse et un physique d’éternelle adolescente font qu’elle reste un des symboles de la mode branchée au Japon. C’est ainsi que le magazine S-Cawaii! lui consacre la couverture de son numéro de septembre 2006, placé sous le signe de « La révolution en beauté » de la mode automnale japonaise. A cette occasion, le magazine a réalisé une série de photos de Namie Amuro à Los Angeles, ainsi qu’une interview ou elle nous livre ses impressions sur « sa » révolution ainsi que sa prochaine tournée.
Woman Revolution : Namie Amuro in Los Angeles

(note du traducteur: la première partie de l’interview se compose de commentaires de Namie Amuro accompagnant les photos réalisées lors du reportage. La 2ème partie présente l’interview proprement dite)


« Ma révolution, ce n’est pas un changement mais une redécouverte de soi »

S-Cawaii
Lorsque j’étais adolescente, j’avais tendance à me dire « si ce n’est pas comme ça, je ne le fais pas » ou encore « je ne veux faire que des trucs cool » ; mais maintenant, je ne suis plus aussi bornée. Cependant, je ne pense pas vraiment que je j’ai changé mais plutôt qu’au gré de petits événements, de nouvelles perspectives sont apparues petit à petit au fond de moi. Grâce à mon styliste, à l’amour ou aux mangas (rires). Vraiment, toutes sortes de choses. Mais je pense que c’est aussi une question de timing. Probablement parce que lorsque je décidais comme une entêtée que « c’est comme ça », je ne voyais et n’entendais plus rien d’autre. Pour la mode, c’est la même chose. Autrefois, même si c’était très à la mode, si je pensais d’un vêtement « qu’il ne fait pas Namie Amuro », il était hors de question que je le porte ! Mais maintenant, j’ai confiance dans le fait qu’on va m’habiller d’une façon qui me correspond…et puis, des filles qui chantent et dansent il y en a plein, mais personne ne peut devenir « Namie Amuro », alors ce n’est plus si important. C’est un peu comme ça que je vois les choses… Si on y réfléchit, ma révolution, plus qu’un changement, ce serait plutôt une redécouverte de soi au travers des choses auxquelles ont fait face.

« Pas de panique. Si j’ai une idée, je suis certaine de pouvoir la réaliser d’un seul coup. »

S-Cawaii
Si on me demande si je me suis toujours frayé un chemin par moi-même, alors la réponse est NO (ndt : en anglais dans le texte). Si je regarde en arrière, il y a des fois où j’ai été emportée par les évènements et d’autres où j’ai foncé en suivant mes propres choix. Parfois aussi en brisant l’opposition de mon entourage… Mais je pense que l’important c’est de savoir où cela va finalement mener. Même si on se révolte intérieurement, si cela ne mène à aucun but précis, on finit seulement par s’égarer. Par le passé j’ai eu une période où je regardais MTV toute la journée, j’écoutais toutes sortes de musiques mais je me demandais : en fin de compte, qu’est-ce que je veux vraiment faire ? Pour quoi est-ce que je veux vivre ?... Je pense que c’était une époque où je ne savais pas vraiment ce que je voulais. Et ce faisant, j’ai absorbé toutes sortes d’informations, éclairci ma vision des choses ; lorsqu’il s’agissait de préparer une tournée, je lisais des montagnes de magazines en me disant « cette couleur ça serait pas mal, avec un design dans ce style la »… mais maintenant, ce n’est plus comme ça. En fait, je pense que la situation actuelle me convient. Avant, comme je travaillais sur un rythme de fou, je m’épuisais à la même vitesse, mais maintenant je fais ce que j’ai envie de faire, une chose à la fois, en m’appliquant, sans paniquer, et plus que tout, lorsque j’imagine quelque chose, j’ai la certitude de pouvoir lui donner forme d’un seul coup. Et là c’est peut-être important. En fait on peut dire que maintenant je suis dans une période où je charge mes batteries avant la prochaine révolution.

Si j’avais abandonné en cours de route, je ne serais pas ici aujourd’hui. Et de la même façon, je continuerai seulement à mener à bon port cette « Namie Amuro » en qui je crois.

S-Cawaii
Le soleil qui tape à vous en transpercer la peau descend à l’horizon. L’air commence enfin à devenir un peu plus frais en ce début de soirée à L.A. Namie Amuro a invité à sa résidence l’équipe de S-Cawaii! . A la différence des habituels reportages en studio, une ambiance relaxante flotte dans le luxueux appartement. Namie Amuro jette un œil à ses e-mails sur son Mac, nous sert du thé… C’est troublée par cette ambiance privée que je commence l’interview :

S-Cawai : Comment se passe ce séjour à L.A. ?

Namie Amuro : Cela fait déjà trois semaines que je suis ici, mais je n’ai encore rien fait qui ressemble à des vacances. Et puis, je viens ici régulièrement pour le travail depuis mon adolescence, et c’est même la deuxième fois que je reste plus d’un mois, mais je n’ai pas encore eu l’opportunité de visiter le Théatre Chinois ou de faire du tourisme dans ce genre. Je n’ai terminé que la moitié de mon travail, alors je verrai une fois que tout cela sera fini…

Et donc quand ce sera fini, tu veux faire quoi ?

C’est toujours ce que je me dis, mais en réalité je n’y réfléchis jamais ! (rires). Mais en fait avant de rentrer, j’ai prévu de m’envoler pour New York et d’aller voir le concert de Madonna. Je me réjouis parce qu’elle fait toujours des trucs géniaux dans ses concerts, ça peut devenir une excellente stimulation.

S-Cawaii
A partir de la mi-août, tu commences enfin ton Arena Tour. Comment ça va se passer cette fois ?

Eh bien… de façon ordinaire. Comme d’habitude je vais juste chanter et danser…

Non non, on ne peut pas dire que tes concerts soient ordinaires ! A chaque fois tu chantes et tu danses de façon renversante. Et en plus, tu continues à faire de plus en plus fort !

Ah mais cette fois j’ai bien prévu d’être renversée ! (rires) Comme lors de l’avant dernière tournée So Crazy Tour, c’est un spectacle basé sur les singles ; à cette époque déjà j’avais poussé jusqu’à la limite, alors si je vais encore plus loin… hein !

Cela fait longtemps que tu n’as pas fait de tournée en arena (1), et en plus les chansons sont tirées de tes singles. L’attente est énorme !

Oui, mais je crois que je n’y pense pas trop. Cela amène de la pression négative et en plus ce n’est pas bon de trop réfléchir à ça. Je pense que la sélection des chansons est plus large que lors du So Crazy et j’ai le sentiment que j’ai choisi ce que je voulais vraiment montrer en ce moment.

Cela veut dire que tes anciens fans comme les plus récents vont apprécier le choix des chansons ?

Eh bien… En fait, c’est plutôt que même si jusqu’à maintenant j’ai fait pas mal de concerts, que ce soit parmi mes anciens ou mes nouveaux titres, il y a plein de chansons dont je me suis dit « c’est une super chanson et pourtant je ne l’ai jamais chantée en live ». Donc cette fois, j’ai vraiment envie qu’on puisse les écouter.

S-Cawaii
Et bien voila encore des paroles qui vont attiser notre impatience !

Oui mais je pense aussi que chaque personne veut voir quelque chose de différent. Mais le plus important c’est qu’il s’agisse effectivement d’un spectacle de Namie Amuro… Si je me laisse influencer par trop de choses, alors ce n’est plus « mon » spectacle, tu comprends ? Un concert, c’est quelque chose où je dois me monter aux autres. A partir de la, je n’ai pas d’autre choix que de faire en sorte qu’on reparte en se disant « c’était génial », « j’ai bien fait de venir ».

C’est ce qu’on peut appeler la loyauté de Namie Amuro envers ses spectateurs ?

…c’est peut être ça. Beaucoup de gens écoutent les singles. Mais seuls ceux qui veulent vraiment me voir se déplacent pour les concerts. Et pour cette raison « je veux montrer qui je suis », « je vais faire ce que j’ai vraiment envie de faire » ; c’est cela ma façon de voir les choses. Je pense que je peux laisser à plus tard le fait de faire un spectacle adapté aux désirs de chacun. Puisque maintenant il y a plein de choses que je veux produire et montrer, jusqu’à ce que tout soit accompli, c’est « Namie Amuro » qui doit garder l’initiative.

S-Cawaii
C’est donc cela la plus grande priorité au fond de toi ?

Oui je crois. La Namie Amuro de la scène, on ne peut la voir ni à la TV, ni dans les magazines. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. Tous mes live jusqu’à aujourd’hui je les ai pensés et réalisés de cette façon. Ce que tout le monde attend c’est « que je chante et que je danse ». Et à ce moment la, pour faire la différence, qu’est-ce que je peux apporter de plus… je crois que c’est cela finalement.

Et c’est pour pousser cette différence encore plus loin que tu n’arrêtes pas de t’exercer, même ici à L.A. ?

Mais c’est parce que j’aime ça ! Enfin, je n’ai pas l’impression que c’est quelque chose d’incroyable, juste quelque chose de normal ! Et puis quel que soit l’entraînement que tu t’imposes, quelle que soit la force que tu accumules, tu finis par tout dépenser sur scène. Je pense que c’est assez difficile de le faire ressentir aux spectateurs.

Effectivement. Cela veut donc dire qu’à la fin du spectacle tu ne peux imaginer être debout en souriant comme s’il te restait de la marge pour plusieurs chansons ?

Quand tu prépares les spectacles, même si tu t’entraînes pour avoir la force d’en faire 150 alors que tu n’en fais que 100, tu vas quand même tout donner et finalement l’épuisement sera le même. Tu as l’impression que tu vas t’effondrer. Si tu fais en sorte de contrôler ton énergie pour terminer avec de la marge, cela veut dire que bien que tu aies encore de la force en toi, tu n’es pas capable de la montrer jusqu’au bout. Pour moi c’est quelque chose d’insupportable, je ne peux pas m’imaginer faire ça. Je veux exploser de toutes mes forces. Si on dit que c’est ça ma loyauté envers mes fans, pourquoi pas, mais leurs désirs sont sans limites (rires). Certains vont se dire « à ce point la ? »… Mais c’est simplement que tout va bien tant que je ne me mens pas à moi-même. « Aujourd’hui encore, j’ai donné tout ce que je pouvais ». Parce que c’est quelque chose qui ne trompe pas.

S-Cawaii
Cette façon de se donner sans retenue, c’est ce qui fait l’émotion qu’on ressent dans tes live. Bien entendu, il y a aussi tout ce que tu as accumulé depuis tes débuts ?

Ca va faire 15 ans cette année hein ? On ne voit plus le temps passer… (rires). Effectivement, il y a des choses que je ne pouvais pas faire la première année ou même après 10 ans et que je peux faire aujourd’hui. L’expérience accumulée année après année se transforme petit à petit en nouvelles possibilités, et je pense que tout cela finit par s’additionner. Je n’ai pas l’impression de faire quelque chose de particulier. Je n’ai fait que faire honnêtement ce que j’aime. Si j’avais abandonné cette idée en cours de route, je ne serais certainement pas là aujourd’hui ; et de la même façon, je continuerai seulement à mener à bon port cette « Namie Amuro » en qui je crois.

D’accord, mais durant toutes ces années, tu as certainement atteint la limite un certain nombre de fois ? Comme sur scène…

Mais je suis toujours à la limite ! (rires) Mais, si malgré le fait que j’ai eu l’impression d’être à la limite un nombre incalculable de fois je suis ici aujourd’hui, c’est peut-être parce que la limite c’est une ligne qu’on trace soi-même égoïstement, et que n’importe qui peut la dépasser s’il en a la force morale. Et puis il y a des moments où, quand on a la force, on peut facilement dépasser [la limite] sans sentir la moindre pression. Je pense que je suis plutôt du genre à obtenir de bons résultats lorsque je ne ressens pas de pression. Et c’est pour cela que je ferai cette tournée comme d’habitude « de toutes mes forces ». Simplement comme ça. Mais…..Tout ce que je peux dire c’est : réjouissez-vous de me retrouver bientôt sur scène !



Interview publiée dans le numéro de Septembre 2006 du magazine S-Cawaii !
Photos : ND CHOW (studio angle) - Editeur : Shufunotomo
Traduction du japonais et scans par Maitre K pour V-Stuff.net. Merci de ne pas la reproduire sans autorisation.

(1) Arena : dans la jargon musical japonais, désigne les salles de type « omnisports » d’une capacité d’environ 10'000 spectateurs.
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