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| Live report | KOKIA "Intime" Ã Bruxelles - Le Botanique (25-03-2008) |
Par Gally, le 08-04-2008 à 22:57:00
■ Un début de concert riche en émotions
Un gazouillis d’oiseau se fait entendre, et le premier "duet KOKIA & piano" commence avec A story of two daughter. J’ignore si c’est le fait de l’acoustique de la salle ou un mauvais réglage du son, mais à chaque note un peu soutenue, la voix de KOKIA est un rien saturée. Elle enchaîne avec la rare et délicate Whisper, face B du single Tenshi , berceuse à peine murmurée ponctuée de douces envolées aussitôt retombées. Un peu de magie qui continue, plus en force, avec la version acoustique de Tenshi. J’aime beaucoup la transposition de ce morceau normalement pop-rock. KOKIA dédicace ensuite Time to say goodbye, écrite à la mort de son grand-père, à tout ceux qui ont un jour dû dire au revoir à quelqu’un. Emotionnellement impliquée, presque sur le point de pleurer, elle nous offre une interprétation emplie d'une mélancolie et d'une tristesse qui gagnent l’ensemble de l’assistance.
Quittant son piano, KOKIA rejoint le micro sur pied et se rend compte pour la première fois, avec un "so close" mi-rieur mi-effrayé, de la proximité du public. En effet, les personnes assises au premier rang ont les genoux collés à la scène et la salle compte moins de 10 rangées pour un total de 125 personnes. L'artiste évoque The VOICE, son nouvel album, et nous demande quelle est notre chanson préférée. Quelques Il mare dei suoni et Everlasting fusent mais elle ne se sent rassurée que lorsque le public applaudit sa proposition de nous chanter Ave Maria. Ce qu’elle fait de façon magistrale mais, malheureusement, sur la musique enregistrée sur bande.
Après un entracte de 15 minutes, retour au centre de la scène pour Chouwa oto ~with reflection~, toutefois toujours chantée sur enregistrement et qui plus est gâchée par quelques fausses notes.. Au piano, le concert se poursuit avec Awakening ~open your eyes~, qui trouve ici les nuances de douceur qui lui manquaient dans sa version studio. Mô aisenai… c’est avec ce genre de chanson que l’on se rend compte à quel point les CDs sont injustes. En effet, la seconde piste du single Ningentte sonna mono ne dont les aigus ressortent étriqués voire étouffés de mes baffles, prennent ici de l’ampleur et résonnent dans la coupole. A peine terminée dans un murmure, KOKIA enchaine avec I Believe ~umi no soko kara~, amputée de ses "la la la finaux". A cause d’une légère imperfection du son, c'est la première fois que cette chanson me laisse de marbre. Mais il me faut souligner que face à la démonstration vocale sur Ave Maria, les chansons les plus lyriques de son répertoire font maintenant pâle figure.
■ Une intimité un peu gâchée par la qualité du son et les bandes enregistrées
Quittant à nouveau son piano, c’est encore (!) sur un enregistrement que l'artiste entonne Ai no melody, extraite de la BO du film Origine qui fit sa renommée en Europe. Itsuka dareka o aishita toki est la plus grande déception de ce concert pour plusieurs raisons : le choix de la version présente sur aigakikoeru au lieu du simplissime piano-voix qui était resté à l’écoute durant des mois sur son site web, l’utilisation obligatoire d'une bande instrumentale (une fois de plus !), une balance catastrophique entre la bande faiblarde et un micro limite braillard et une KOKIA qui se délecte du rendu de ses propres choeurs. Vraiment décevant !
Dernier retour au piano et, choix étrange, alors que cette chanson serait parfaite en ouverture, c’est le Prologue de l’album Remember Me que KOKIA nous joue pour finir. Mais, pas le temps de se poser des questions, elle enchaîne directement avec Remember the kiss ~world version~ sur laquelle, comme l’année dernière au Bataclan, elle fait participer le public sur le refrain … en japonais ! D’abord timide, les "uta o utaou dareka no tame ni", sous l’insistance de KOKIA prennent de plus en plus d’ampleur. La sauce eut l’air de prendre, bien que, chantant moi-même, je suis dans l’incapacité de vous dire si ce fut convaincant. Néanmoins, le public ravi de ce partage fit une longue standing ovation, signant la fin du concert.
Bien sûr, nous savons tous à ce moment que KOKIA reviendra pour une ultime chanson. Certain espéraient encore entendre Il mare dei suoni, mais c’est la traditionnelle Arigatou de fin de concert qu’elle nous offre, parce qu’elle résume parfaitement ses sentiments à cet instant nous explique-t-elle. Seconde ovation, et c’est debout que le public découvrira une petite surprise : une chanson composée uniquement pour nous. Courte, simple, en anglais, elle nous demande : " Somewhere, if I see you again, Please, remember these feelings, until I see you again... ".
Au final, un excellent concert malgré ses petits défauts, surtout pour les belges qui purent écouter KOKIA en live pour la première fois et se rendre compte à quel point les CD ne rendent pas justice à sa voix. Pour ma part, il m’est néanmoins difficile de ne pas faire de comparaison avec le concert "'Bonjour Paris, Bonjour mon ami" de 2006, plus original dans ses arrangements (a capella, clochettes et autres artifices) et n’utilisant la musique sur bande que pour la promotion du single Ai no Melody.
Photos : Gregory Eulaerts - Reproduction et réutilisation interdites
Merci au staff de KOKIA et à toute l'équipe de Paris Visual Prod
Setlist
01 - a gift
02 - Futari no musume
03 - Whisper
04 - Tenshi
05 - Time to say goodbye
06 - Ave Maria
07 - Chouwa Oto ~with reflection~
08 - Awakening ~open your eyes~
09 - Mou aisenai
10 - I Believe ~umi no soko kara~
11 - Ai no Melody
12 - Itsuka dareka wo aishita toki
13 - Prologue de Remember me
14 - Remember the kiss ~world version~
Encore
15 - Arigatou
16 - Somewhere if I see you again

















