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| Interview | Akeboshi |
Par Shimoa, le 29-01-2009 à 17:00:00
Akeboshi : (petit rire)
Manager : C'est moi qui vais répondre. On avait un contrat pour un certain nombre de sorties albums, et ce contrat est simplement arrivé à son terme.
■ Dans une interview accordée à Excite, vous disiez n'avoir pas été franchement libre sur le choix des chansons et du titre du selection album Roundabout . Quel est votre sentiment face à ça ?
A : (réfléchit longuement) Roundabout ? Roundabout est le titre anglais de Gururi no Koto (film dont la theme song est Peruna d'Akeboshi), et comme je me suis occupé de la chanson thème et de la bande-son du film... On peut pas dire que je n'ai "pas choisi librement".
■ Une question que certains fans se posent : avez-vous été dans un groupe avant de démarrer vos activités solo, et si oui de quel genre de groupe s'agissait-il ?
A : C'était quand j'étais à Liverpool (ndlr: il y a étudié dans une école de musique à partir de 1999) : on était un groupe de quatre, un Américain, un gars de Brighton, un batteur Norvégien et moi, et on faisait du jazz.
■ Et si vous n'aviez pas été artiste, qu'auriez-vous fait ?
A : Mais je ne suis pas artiste (rire). Non, je ne sais pas trop...
■ A propos de votre séjour à Liverpool justement, qu'est-ce qui vous manque le plus de cette époque-là ? Ou le moins ?
A : (réfléchit longuement) Dans l'école où j'étais, il y avait des gens de plein de pays différents, et en étudiant à leurs côtés j'ai appris pas mal de choses. C'est comme ça que j'ai rencontré mes compagnons du groupe dont on vient de parler par exemple. C'est cet aspect de "communauté" que je retiendrais comme premier aspect positif. Pour ce qui est des choses déplaisantes... ben y en a eu à peu près autant que des choses plaisantes (petit rire)... Je vivais dans un quartier où ça craignait, y avait pas mal de cambriolages, etc. J'ai pas été victime directement mais j'ai vu pas mal de choses. Ah et puis, le foot. On y jouait souvent, je suis nostalgique de ça aussi.
■ Je vois. Pour changer de sujet, nous aurions voulu en savoir un peu plus sur votre façon de composer d'une manière générale.
A : Hmm... c'est dur à dire, y a différent cas. Par exemple Wind, je l'ai composé au piano et avec un programme informatique, sur lequel j'ai crée le rythme et la mélodie qui tourne en boucle. Les rythmes, j'essaie de les faire plus complexes que des rythmes "pop", avec par exemple des signatures rythmiques en 5-4 par exemple. L'idée est que la nuance soit subtile, qu'elle ne se remarque pas au premier abord mais qu'en écoutant plusieurs fois le morceau on se dise "Ah, tiens". Voilà en gros pour le cas de Wind, je vais pas parler de chaque autre chanson sinon on en a pour toute la nuit (rires). Mais d'une manière générale, j'essaie de composer mes chansons en y mettant une histoire, puis un message.
■ Et pour vos paroles, qui sont aussi bien en japonais qu'en anglais, le choix de la langue se fait-il dès le départ ?
A : Ce n'est pas vraiment "prémédité", ça se fait plus naturellement. Je me dis par exemple "J'ai envie de raconter cette histoire en Japonais".
■ Parmi vos paroles, je trouve celles de One step behind the door particulièrement intéressantes. Comment sont-elles nées ?
A : C'était lors d'un voyage en Irlande. J'ai rencontré ce garçon Israëlien, qui à 18 ans allait devoir faire son service militaire. Il avait une semaine pour rentrer en Israël et rejoindre l'armée. Mais ses parents qui étaient là -bas lui ont demandé de ne pas rentrer, et de vivre de ses propres ailes : ils avaient déjà perdu leur fils aîné. Mais ça impliquait ne jamais retourner en Israël, car le refus de servir est sévèrement puni. Il ne savait plus quoi faire. J'ai pas mal parlé avec lui durant cette période critique.
■ Une question plus légère maintenant : si vous deviez présenter votre musique en une seule chanson à quelqu'un qui ne vous connaît pas, laquelle choisiriez-vous et pourquoi ?
A : Je ferais un medley (rire général).
■ ...Bien joué, vous avez esquivé une question (rire). Votre chanson Wind est pas mal connue à l'étranger grâce à son utilisation en tant qu'ending de l'anime de Naruto. En avez-vous conscience ?
A : Eeh ? J'savais pas. C'est mon staff, ils m'informent pas correctement (rire général).
■ Ce tie-up a-t-il aussi boosté votre popularité au Japon ?
A : En fait, j'ai composé cette chanson quand j'étais à Liverpool... et j'ai même pas vu Naruto une seule fois. Enfin si, quand je suis rentré au Japon, mais c'était alors une autre chanson qui était en générique de fin. Bref, du coup j'ai pas tellement pu me rendre compte de l'impact de cette chanson, de ses diffusions radio, etc.
■ Vous apparaissez auprès de certains comme un artiste peu préoccupé par l'argent, et vous devez paradoxalement une partie de votre popularité à Naruto, Å“uvre parfois traitée de purement commerciale. Votre sentiment là -dessus ?
A : Je suis préoccupé par l'argent (rire général) ! Je me suis jamais fait la réflexion dont vous parlez mais... mon sentiment envers Naruto c'est plus de la gratitude : c'est grâce à Naruto que ma musique a pu être écoutée par des gens qui ne m'auraient pas écouté autrement.
■ Pourriez-vous aussi nous reparler plus en détails de votre point de vue sur l'évolution des pratiques musicales : Chaku-uta, YouTube, MySpace,etc. ?
A : A propos du téléchargement, au début je trouvais ça regrettable. On dépense de l'argent et on se donne du mal pour acheter du bon matériel, des bons micros, on passe du temps pour trouver le son parfait, et tout ça pour que ça finisse au format Chaku-uta. Le son Chaku-uta est nul. Sur YouTube ou MySpace, le son est pas si mauvais. Je suis pas du type à dire "Achetez des CDs, et rien que des CDs". L'idéal serait de pouvoir télécharger "instantanement" des chansons à la qualité CD, mais techniquement c'est encore compliqué... Pour ce qui est de YouTube, je suis pas forcément contre. Si ça peut faire venir plus de gens aux lives, je suis pas contre. La tendance qui se dégage, c'est que l'on peut maintenant tout faire depuis son ordinateur : promotion, enregistrement,etc. L'impression d'une maison de disques dans sa chambre. Je trouve ça super.
■ On sait que le chanteur de Tsubaki vous a supplié d'accepter de collaborer avec eux (cf. le live report du concert fruit de cette collaboration). Y a-t-il d'autres artistes avec qui vous aimeriez travailler ? Sans nécessairement qu'ils vous supplient (rires).
A : (réfléchit longuement) J'aurais dit Bob Dylan mais... (rires, puis longue réflexion encore)... y en a pas mal en fait, mais ce sont des artistes pas du tout connus.
■ Entendu, c'était la dernière ! Sur ce, nous vous souhaitons une excellente continuation en dehors d'Epic Records.
Merci à Akeboshi et son staff - Photos © Akeboshi - PAPAdo Music Publishers.
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