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Traduction d'interview Namie Amuro - Traduction Interview - Nylon Japan Fév. 2005
Par Shito, le 28-02-2005 à 14:00:00
Namie Amuro parle de la légende "amuro" sur l'île d'Ishigaki.

Pourquoi Namie Amuro maintenant ? Pour comprendre, il vous suffit de visionner le DVD de son dernier concert. Le nouveau style qu'elle a développé, son magnétisme qui entraîne une toute nouvelle génération tant elle brille encore bien plus qu'à l'époque de son grand succès, les performances live époustouflantes que Namie Amuro est la seule à pouvoir réaliser... Une fois que vous aurez vu tout ça, toutes vos interrogations s'effaceront. Treize ans après ses débuts, sur Ishigaki, une île au large de sa ville natale d'Okinawa, elle nous parle de son passé, son présent... et son futur. Dans la dernière longue interview en date de Nylon, Namie Amuro, 27 ans, nous montre son véritable visage.
Qu'est-ce que ça fait de se retrouver à Okinawa après une aussi longue absence? Est-ce que c'est votre première visite à Ishigaki ?
Je suis déjà venue ici pour le travail, mais contrairement aux endroits que je visite pour le plaisir, je ne garde que très peu de souvenirs des lieux où je me rends pour le travail. Cette fois, je suis allée visiter les environs pour mon premier jour, on aurait dit des vacances d'été ou quelque chose comme cela. Je me disais qu'Okinawa est vraiment un endroit plaisant... en me rémémorant un peu le passé.

Alors, comment en êtes-vous venue à faire de la musique ?
Quand j'étais en dernière année d'école primaire, j'ai été repérée par une école de talents dans ma ville natale. Je ne m'étais jamais réellement intéressée à ça auparavant. (elle rit) J'ai été repérée presque par hasard, et tout s'est passé avant même que je me rende compte de quoi que ce soit. C'est l'impression que ça me fait, vraiment.

Si vous n'aviez pas été repérée ainsi, alors Namie Amuro telle qu'elle est aujourd'hui n'aurait peut-être pas...
Peut-être pas. Qui plus est, il y avait un cours de comédie et un cours de danse, et à l'origine, j'étais dans le cours de comédie, parce que je me disais, "Et bien, après tout si je suis amenée à faire ça, je pourrais tout aussi bien devenir actrice !". Mais vous savez, évidemment il vous faut réciter vos répliques devant la classe, et j'étais tellement embarassée, genre :"Hum, ça ne marchera pas !". (elle rit) Et quand j'ai changé pour le cours de danse, tout le monde ne prêtait attention qu'à son propre reflet dans le miroir. Et là je me disais "Ca au moins ce n'est pas embarassant...". C'est ainsi que tout à commencé.

Je n'ai jamais su que vous vouliez devenir actrice! Et dire que vous avez commencé à danser pour échapper à une forme d'embarras ! Vous avez fini par y prendre goût après cela ?
Tout à fait. Je considérais ça comme une sorte d'activité extra-scolaire. Mais tout le monde rêvait de débuter une carrière, et nous avions des récitals plusieurs fois dans l'année, si bien que progressivement j'ai commencé à vouloir progresser. C'est à l'époque que je suis devenue fan inconditionnelle de Janet Jackson. Nous nous entraînions avec des videos d'artistes étrangers, ils étaient un peu comme nos professeurs, et mon but était de pouvoir un jour chanter et danser comme Janet Jackson.

Quand avez-vous commencé à travailler à Tôkyô?
Je crois que c'était pendant ma deuxième année de collège. D'abord je faisais des aller-retours pour de petits contrats, et quand j'ai eu 15 ans j'ai déménagé à Tôkyô. Au début j'étais avec les autres membres (des Super Monkey's), et nous vivions dans un endroit à peine assez grand pour 4 personnes. Nous devions nous lever à 7h du matin. ensuite nous prenions notre petit déjeuner et nous nous entraînions en courant dans le parc voisin. Nous avions un couvre-feu à 18h, c'était vraiment strict. (elle rit) Quelque soit l'endroit où nous allions, nous y allions ensemble, nous rassemblions notre argent pour acheter de la nourriture, et nous devions utiliser notre propre argent pour les transports. Si nous achetions des vêtements ou quoi que ce soit d'autre, il nous fallait appeler à la maison et faire quelque chose du genre "Mamaaaaaaaaan..." (elle rit) Si je n'avais pas eu les autres membres, je serais peut-être rentrée à Okinawa directement. Je crois vraiment que nous avons réussi à percer parce que nous nous avions les unes les autres.

Je n'arrive pas à croire que vous avez vécu une période si difficile. Est-ce que vous avez fait face à un autre type de choc culturel à Tôkyô ?
Hmmm... et bien, nous n'avions pas d'argent pour sortir. (elle rit) Ca m'a vraiment fait prendre conscience d'à quel point la réalité est difficile. Je pensais que nous donnerions des concerts aussitôt notre arrivée à Tôkyô, mais j'étais bien naïve. Si vous ne vendez pas de CDs, vous ne pouvez pas donner de concerts, ni aller à la TV. Et les leçons de danse étaient d'un tel niveau, sans comparaison possible avec celles que nous avions à Okinawa. J'ai constaté de mes propres yeux toutes mes lacunes, et ça a été un vrai choc. J'ai quasiment dû tout reprendre de zéro.

Mais progressivement vous avez eu plus de travail, n'est-ce pas?
Oui, quand j'y repense aujourd'hui, je réalise à quel point c'était chanceux. Au début nous avions deux garçons dans le groupe, mais il a finalement été décidé qu'un groupe de filles serait mieux.

Ce n'est pas à cet âge que, quand vous êtes une collégienne banale, votre principal centre d'intérêt est l'amour? Comment gêriez-vous ces choses? Quand avez-vous connu votre premier amour?
Oh, je me demandais quand cette question allait arriver. (elle rit) C'était en primaire, j'aimais vraiment beaucoup le lutteur de sumo "Maruhachi".

Vous voulez parler de Kouken Sankan ? Vous plaisantez n'est-ce pas ?
Non, c'est la vérité. J'étais vraiment petite, du coup j'aimais les gens qui étaient vraiment grands, je voulais qu'ils me fassent perdre la tête.

Vous êtiez une enfant précoce ! Cela signifie-t-il que vous êtes passée rapidement de l'idolâtrie à un véritable premier amour?
Il y avait ce garçon que j'aimais depuis ma troisième année de primaire jusqu'à ma première année de collège. Mais j'étais trop timide pour y faire quelque chose moi-même, si bien que c'était un amour complètement inavoué. Quand je me suis finalement dit que mes sentiments pouvaient être réciproques, j'avais déjà pas loin de 15 ans. A vrai dire, il y a même eu une période où j'ai décidé de m'occuper plus de ma vie amoureuse que de mon travail. (elle rit) Mais vous savez comment sont les filles, quand ça va bien en amour, cela vous donne la motivation pour tous les autres aspects de votre vie par la même occasion. En cas de conflit vous déprimez, par contre si tout va bien ça peut être un plus pour votre travail, et vous pouvez y prendre plus de plaisir. Je pense que quelque soit l'âge, il est important d'avoir un amour duquel tirer une force positive pour le travail.

C'est vrai. Mais quand le phénomène Amuraa est arrivé, vous n'aviez pas le temps pour ce genre de considérations, si?
Non. Au plus haut de cette période là, je ne rentrais à la maison que pour dormir quelques heures. Je ne me rappelle pas grand chose de cette époque, j'étais bien trop desespérée à l'idée de ne pas pouvoir achever tout le travail que j'avais en face de moi. Plutôt que de me lamenter sur la difficulté de mon quotidien, je me disais que sans vendre de CDs, je ne pourrais pas faire de concerts; ma préoccupation c'était de passer à la TV, d'être n°1, et je n'avais pas la présence d'esprit de réfléchir calmement à la situation dans laquelle je me trouvais, ou quoi que ce soit du genre.

C'est là que vous avez quitté les Super Monkey's. Faire une carrière solo était un de vos rêves?
Janet a été ma première idole, alors je suis sûre qu'une partie de moi désirait cela. Mais plus que du bonheur, cette décision m'a surtout apporté de la pression; je voyais cela d'un mauvais oeil, me disant qu'à partir de maintenant, je serais seule.

La direction prise par votre musique a radicalement changé dès lors. Quand avez vous commencé à prendre part aux changements de direction de votre style musical ?
Quand Komuro-san était mon producteur, je focalisais mon attention sur comment j'allais m'approprier ce que l'on me donnait, tout en conservant une qualité au moins aussi bonne. Pour tout vous dire, je n'avais ni le temps ni la présence d'esprit de prendre du recul et de porter un second jugement par rapport à mes propres goûts et à la musique que je voulais faire. Ce n'est que quand je me suis mariée et que je me suis retirée de la vie publique que j'ai commencé à avoir cette vision des choses par moi-même.

Les choses sont différentes maintenant, mais à l'époque c'était un choc de vous voir mariée à 20 ans. N'étiez-vous pas inquiète à l'idée que cela soit trop tôt ?
Pour moi c'était le cours naturel des choses. Quand j'y repense maintenant, je me dis que peut-être c'était un peu tôt, mais je ne regrette pas. Il y a des avantages au fait d'avoir un enfant jeune. Tandis que mon fils va grandir, je vais progressivement me retrouver seule tandis qu'il vivra sa vie par lui-même. Mais quand viendra le moment où il partira, je me dis que j'aurai un champ de possibilités beaucoup plus large devant moi pour choisir comment rendre la suite de ma vie fructueuse.

Quel genre de vie aviez-vous quand vous étiez en retrait ?
Soudainement j'avais du temps libre, je n'avais rien à faire, et ça m'a posé problème. Je me réveillais, je faisais le ménage et la lessive le matin, mais n'ayant rien à faire l'après-midi je me contentais de regarder la TV. Mais j'étais tellement excitée et heureuse à l'idée d'avoir un bébé qui grandissait en moi... Et j'appréciais d'avoir une vie normale pour la première fois depuis si longtemps. Ce n'est qu'une fois que mon bébé est né que j'ai commencé à repenser sérieusement au travail et à ce que j'allais faire par la suite. Quand je me suis retirée, j'ai pu lire des magazines et regarder la TV, et observer ma façon de voir les autres. Cela m'a permis de repenser ce qu'était Namie Amuro, d'un point de vue extérieur, et j'ai décidé qu'à partir de maintenant j'avais besoin de faire d'abord ce dont j'avais envie, avec la musique que j'aime.

Maintenant que j'y pense, c'est là que vous avez commencé à écrire des paroles, n'est-ce pas?
A vrai dire, j'avais commencé à écrire des paroles depuis un moment déjà. J'en ai encore un bon nombre sur mon ordinateur qui ne verront jamais la lumière du jour... J'ai gardé cela secret jusqu'à aujourd'hui, mais j'ai écrit les paroles d'une des chansons de l'album que j'ai sorti à cette époque, sous un nom d'emprunt. Si j'avais dit aux gens que jes les avais écrites, ils auraient commencé à les analyser, et je ne voulais pas que cela se produise. J'étais embarassée, alors j'ai gardé cela secret.

Maintenant j'aimerais vraiment savoir de quelle chanson il s'agit!
C'est une des chansons de l'album. Mais je n'en dirai pas le titre. (elle rit) Amusez-vous à imaginer laquelle ça pourrait-être par vous-même!

La première chanson que vous avez écrite sous votre propre nom, aussi timide que vous soyiez, c'était "Say the Word".
Oui, et parce qu'elle a reçu un bon accueil j'ai pu faire de même pour mon single suivant, "I WILL". J'avais écrit ces paroles bien longtemps auparavant, et je les ai retravaillées à plusieurs reprises. C'est une de mes préférées; quand je les ai relues à l'époque, je me suis dit que ce serait un bon choix. Mais même aujourd'hui, quand je présente des paroles que j'ai moi-même écrites, j'ai le coeur qui bat la chamade. Je suis à la limite de me dégonfler à chaque fois. (elle rit)

Actuellement il y a un courant de pensée selon lequel, si vous n'écrivez pas vos paroles ou votre musique vous-mêmes, vous n'êtes pas un artiste. Selon lequel si vous vous contentez de chanter, vous êtes une idol. Qu'est-ce que vous pensez de cela ?
Je me suis toujours dit que j'avais la chance d'être un peu entre les deux camps. Ce qui me permet d'aller d'un côté ou de l'autre. Je pense qu'avec une chanson dance à laquelle j'aimerais que les gens accrochent en concert, il faut des paroles "cool". Les paroles que j'écris moi-même vont mieux avec les ballades, alors s'il y a quelqu'un qui est doué pour écrire ce genre de paroles "cool", et que je lui demande de m'écrire des paroles, le résultat final sera de meilleur qualité. Je ne veux pas être rattrapée par ce courant de pensée. Je considère que le mieux pour moi est d'écrire les paroles moi-même lorsque je sens réellement qu'elles iront bien avec la chanson qu'elles illustrent. Parce que pour moi, le plus important lorsque je choisis mes chansons ce n'est pas la créativité qu'elles vont m'autoriser, mais si oui ou non les gens vont accrocher pendant une performance live.

C'est aux environs de la sortie de I WILL que vous avez commencé à mettre vos propres couleurs en avant dans votre musique, et il semble que votre travail avec SUITE CHIC après cela vous a aidée à vous diriger vers propre style. Vous pouvez nous en dire plus là dessus ?
C'était une telle source d'inspiration que de travailler avec tant d'artistes différents, et j'ai vraiment le sentiment d'en avoir tiré énormément. Mon désir de faire la musique j'aime est encore plus fort aujourd'hui. J'étais toujours inquiète des réactions des fans. Mais je pense que les singles que j'ai sortis ensuite, shine more, Put'Em Up, SO CRAZY, ont été acceptées suite à mon travail avec SUITE CHIC. Les fans se sont vraiment montrés très enthousiastes aussi, pendant ma dernière tournée. Je pense qu'avec de la musique de très bonne qualité, j'ai toutes les chances d'y arriver. Alors je suis heureuse de m'être lancé ce challenge.

Les gens étaient sans doute déchaînés pendant votre dernière tournée !
J'ai un véritable sentiment d'accomplissement, je me dis que c'était là la meilleure tournée que j'ai jamais faite ! A tel point que je ne sais pas si j'arriverai à faire mieux. C'était une longue tournée, pas loin de 6 mois, mais le public a répondu d'une façon si merveilleuse à chaque fois que je ne m'en suis jamais lassée. Je me suis dit : "Je dois montrer ce concert à mon fils !", et alors je lui ai laissé voir mon concert pour la première fois. Il ne savait pas vraiment ce que sa mère faisait dans la vie, alors je me suis dit que c'était le bon moment pour le lui montrer. Parce que je voulais qu'il se mette dans la tête : "Maman travaille vraiment dur, alors moi aussi je dois faire de mon mieux !" C'est une des raisons pour lesquelles je continue à travailler. C'est aussi simple que cela. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, tout dépend de la façon dont mon fils le prend. Mais si cela peut lui permettre de faire de son mieux et de travailler dur lorsqu'il trouvera ce qu'il veut faire de sa vie, alors je serais vraiment heureuse. Donc je veux faire quelque chose que je ne serai pas embarassée de montrer à mon fils, quelque chose dont je puisse être fière et que je lui expliquerai la tête haute, j'aimerais pouvoir lui apprendre quelque chose depuis la scène. J'ai le sentiment que c'est là mon devoir de parent. J'essaie au maximum de faire des week-ends des jours passés en famille, tout en me préparant pour les moments où il me faut travailler.

D'ailleurs, qu'est-ce qui selon vous fait le charme de Namie Amuro, d'un point de vue extérieur?
C'est une question difficile. Personnellement, j'adore me produire sur scène, j'y prends beaucoup de plaisir. Bien sûr je veux que les gens écoutent mes CDs, et regardent les magazines et les émissions TV dans lesquelles j'apparais. Mais plus que tout je veux qu'ils viennent à mes concerts. J'aime la Namie Amuro qui chante et danse sur scène, c'est cela que je veux réellement faire. Je ne peux pas analyser mon propre charme, mais je tiens à faire ce que je pense être "cool", et je veux être "cool" sur scène. C'est une chose qui n'a jamais changé.

Est-ce que vous réfléchissez aux chorégraphies vous-mêmes ?
Je m'en fais une première image... Du genre, le feeling dont j'aimerais que la chorégraphie soit impregnée, ou l'ambiance sur la scène. Mais je ne suis pas celle qui crée réellement les chorégraphies : en fait ce sont des gens qui travaillent sur ce genre de choses depuis longtemps, comme les TRF ou d'autres personnes de confiance, qui sont ceux qui rendent tout cela possible.

Vous travaillez avec TRF depuis longtemps.
Ils me donnaient un coup de main pour mes prestations avant même que je ne sois mariée, si bien qu'aujourd'hui il me suffit de communiquer en quelques mots ce que je veux, ou ce que j'imagine, et ils comprennent parfaitement où je veux en venir. Je leur fais vraiment confiance en tant que mes partenaires de création, et ils m'inspirent aussi.

Est-ce que le fait d'avoir un enfant et de comprendre l'amour maternel a eu une quelconque influence sur vos chansons ?
Je pense que pour moi ce sont deux choses assez distinctes. Mais au fur et à mesure que mon fils grandit, je veux de plus en plus lui faire voir mes prestations, alors je suppose que cela a une influence. Parfois certaines personnes me disent : "Pourquoi continues-tu à travailler alors que tu as un enfant ?", ou "Tu devrais te consacrer à l'éducation de tes enfants." Mais je veux lui montrer que sa mère fait quelque chose de vraiment merveilleux, qu'elle travaille vraiment dur. Alors il faut que je fasse les choses bien.

Quand vous êtiez célibataire, vous tiriez votre énergie de l'amour; maintenant cette énergie, c'est de votre fils qu'elle provient ?
C'est ce qui me motive à faire de mon mieux.

A la fin de votre tournée l'an dernier, vous avez donné une série de concerts à succès en Corée et à Taïwan. Je suis sûr que l'accueil chaleureux que vous avez reçu du public là bas, avec par exemple la foule criant "Je t'aime" en coréen, a boosté votre confiance en vous. Alors que comptez-vous faire pour l'année à venir ?
Cette année a été tellement bonne ! Peut-être même la meilleure année depuis mes débuts. Cette tournée m'a donné la chance d'entendre mes anciens singles sous un nouveau jour, pour les chanter de nouveau. Et je me suis rendue compte de la bénédiction qu'étaient d'aussi bonnes chansons pour ma carrière. J'ai pu me rendre dans des tas d'endroits où je n'étais jamais allée auparavant, et j'ai entendu des tas de choses à mon sujet qui m'ont fait énormément plaisir. Il y a beaucoup de moments cette année qui m'ont fait prendre conscience du bonheur que c'est de faire de la musique. Même si j'ai une certaine pression quant à savoir comment je vais pouvoir rendre ma prochaine tournée encore meilleure. (elle rit) Quoi qu'il en soit je suis très satisfaite de tout cela, et j'ai pu faire tout ce dont j'avais envie. J'espère que la nouvelle année sera aussi une année de de type.

Cela doit être dur, cette pression d'avoir fait quelque chose de suffisamment bon pour en arriver à douter d'être capable de faire un jour mieux. Est-ce que vous êtes du genre perfectionniste ?
Non ! Je peux être étonnamment rapide et insouciante sur certaines choses, et il semble que certaines personnes soient choquées de voir un tel fossé. Elles me disent souvent, "Mais tu étais tellement précise sur ce que tu voulais sur tel autre sujet, tu ne te soucie vraiment pas de la décision à prendre ici ?". Et quand quelque chose commence à devenir un vrai boulet à traîner, j'ai tendance à dire : "Oh et pis zut...", et à passer à autre chose. Je suppose que dans les faits, quand il s'agit de musique ou d'un autre domaine dans lequel je m'investis pleinement - des choses que j'ai envie de faire -, je suis têtue et je ne lâche rien; alors que lorsqu'il s'agit d'autres choses, des choses dont je suis lassée, je "joue à l'oreille". (elle rit)

Vous êtes en plein milieu de l'enregistrement de votre nouvel album; à quoi va-t-il ressembler ?
A priori il sera principalement orienté R&B, fait de chansons sur lesquelles on peut danser. Je ne suis pas encore sure de ce que seront les paroles. Je suppose que, puisque je considère qu'une chanson n'a atteint son paroxysme, n'est réellement complète, qu'une fois que je l'ai chantée et dansée pendant un concert, je tiens à choisir les meilleures paroles pour satisfaire cet objectif là. Les concerts, c'est là que tout est perfectionné. Les chansons ne sont pas complètes tel qu'elles figurent sur CD ou que je les chante à la TV. Une chanson ne devient parfaite qu'une fois que je la chante en concert. C'est ce à quoi je pense quand je choisis mes chansons, et ces moments d'inspiration sur la façon dont je pourrai interpréter une certaine chanson sont également très importants. Avec cet album, je vise à mettre encore plus cette partie de mon travail en avant.

Donc il semble que nous pouvons nous attendre à quelque chose d'impressionnant pour votre prochain concert.
Oui. J'ai les chansons, j'ai juste besoin de les conduire à la perfection en les interprétant. Mais le seul endroit où je peux faire ça, c'est en concert, alors je tiens vraiment à ce que les gens viennent à mes concerts, qu'ils puissent voir une nouvelle Namie Amuro.

A vous entendre je dirais que votre but a toujours été de faire mieux que ce que vous venez de terminer. En regardant en arrière, pensez-vous que Namie Amuro est une présence qui attire l'oeil ?
Plus que briller par moi-même, je pense qu'il y a beaucoup de gens différents autour de moi qui m'aident à briller. Avec ce travail, il m'arrive parfois de recevoir des récompenses, et les gens me disent qu'ils sont jaloux de moi... C'est pareil lorsqu'il s'agit d'entreprendre quelque chose : même si c'est moi qui fait ces choses, cela nécessite la contribution de tellement de gens pour rendre tout cela possible... Et ce n'est que quand il y a quelqu'un pour évaluer ce que je fais que cela devient réalité. Quelle que soit l'attraction que je cherche à provoquer, c'est impossible de le faire toute seule, aussi je me sens vraiment chanceuse qu'il me soit donné une telle place et de telles opportunités.

Quel est le prochain rêve que vous voulez réaliser ?
Et bien, mon plus grand rêve lorsque j'étais adolescente, celui de faire mes débuts, de devenir chanteuse, est d'ores et déjà réalisé vous savez. Après cela j'ai rêvé de faire des concerts, de devenir n°1 des charts... et ces rêves sont également devenus réalité. Et mon but a toujours été de continuer ainsi, c'est ainsi que j'en suis arrivée là où j'en suis aujourd'hui. Alors quoi d'autre maintenant ? Plus on vieillit, plus il devient difficile d'avoir des rêves je pense. Ce que l'on veut faire devient de plus en plus difficile à obtenir avec l'âge, et parfois certaines personnes interrompent une activité qu'ils auraient tout à fait pu poursuivre. Je n'ai vraiment aucune idée de ce qu'il faudrait que je sois quand j'aurai 30 ans, ou de jusqu'à quel âge je devrais continuer à chanter, ou de pendant combien de temps encore je serai capable de danser. Alors tout ce que je peux faire, c'est continuer aussi longtemps que je le pourrai.

Vous n'êtes pas Namie Amuro si vous ne chantez pas ni ne dansez ?
C'est exact. C'est quelque chose qui j'espère ne changera jamais. Je n'ai jamais fait de concert dans lequel je ne dansais pas, alors je ne sais pas trop comment ce serait, et c'est difficile pour moi d'envisager mon prochain rêve sans savoir cela. Tout ce que je peux faire c'est faire tout mon possible, briller autant que possible, m'entourer de gens qui pourront m'aider à briller autant qu'ils le peuvent. Je suppose que mon véritable rêve, c'est d'aller aussi loin que possible pour moi.

Mais sur MTV on peut voir James Brown donner des concerts à 80 ans, et des femmes de 70 ans hurlant dans le public, n'est-ce pas ?
C'est vrai ! (elle rit) Le vrai problème serait de savoir si j'arrive à maintenir un niveau de qualité que je juge satisfaisant. Si je n'y parvenais pas, ça pourrait peut-être me plaire de produire quelqu'un d'autre. Parce qu'il y a eu plusieurs fois où je ne pouvais pas faire certaines choses qui me plaisaient parce qu'elles ne correspondaient pas à mon image, et j'aimerais tout de même lancer ces choses dans le monde. Quand je commence à penser comme cela, il n'y a plus de limite à ce à quoi je peux rêver.


Elle-même a affirmé que 2004 fut la meilleure année qu'elle ait connu. Sa tournée de 6 mois, et ses concerts en Corée et à Taïwan ont été de très grands succès, et les journaux étrangers ont dit d'elle : "Elle nous a montré à quelle point la qualité de la scène musicale japonaise est élevée en réalité". Quand elle dit qu'elle s'inquiète de savoir si elle pourra ou non produire une tournée meilleure que la précédente, ce n'est pas de la fausse modestie, mais l'expression de ses sentiments réels en tant qu'artiste qui considère ses performances live comme une complétion, et qui ne fera aucun compromis ni aucune économie d'effort. En 2005, le 13ème anniversaire de ses débuts, il ne fait aucun doute qu'elle nous offrira une prestation encore meilleure.

Elle a atteint le top de ce business du divertissement sans cesse en mouvement, et a élaboré son propre style au milieu de cette agitation sans jamais faire de compromis sur son propre style de vie en tant que femme. Le chemin qu'elle a parcouru n'était pas une simple histoire de Cendrillon. Si vous observez cette affirmation selon laquelle "c'est l'amour qui m'a soutenue pendant tout ce temps" sous un angle différent, vous y verrez la démonstration de toutes les difficultés qu'elle a traversées. "Si je brille aujourd'hui, ce n'est pas le résultat de quelque chose que j'ai bâti seule. Mais c'est maintenant sur moi que repose la suite des évènements." Une femme qui croît en elle, ne reste pas prise dans les courants de pensée de son époque, et cette facette d'elle qui est une mère active : son style de vie génère une fascination plus grande que n'importe quel style musical.

Novembre, le 1er jour du shoot sur l'île d'Ishigaki. De retour à l'hotel suite à la recherche d'un décor avec le photographe, j'ai percuté Amuro-chan, qui tenait dans sa main une photo d'une de ces vues touristiques à propos de laquelle elle se vantait joyeusement : "J'ai trouvé quelqu'un pour me prendre en photo là-bas !" C'est Namie Amuro, mais il y a quelque chose de différent. C'est peut-être la première fois que je la voyais si naturelle. Bien sûr ce sourire qu'elle donne pendant les concerts - celui qui dit à quel point elle prend du plaisir à être là - est très mignon, mais il y a quelque chose de plus enfantin et espiègle dans ce sourire privé. Tandis que je me réjouissais d'avoir entrevu une facette inattendue de sa personnalité, j'ai eu un aperçu d'encore un autre aspect pendant le barbecue et les feux d'artifices que nous avons organisés ce soir là... Etant donné que c'était la veille du photo shoot, elle a refusé de boire, mais encore et encore elle me demandait, "Tu veux boire quelque chose ?" Cela réchauffait le coeur de la voir avec les garçons du voisinage qui apportaient leur aide pour le barbecue. J'ai pu voir beaucoup de choses que je n'aurais jamais vues dans un contexte officiel, comme par exemple Namie tenant dans chaque main un sparkler (NdT : baguette terminée d'une mèche qui brûle en faisant des étincelles), et donnant à sa manager (Mlle Y) cet ordre impossible : "Eteins les !" (bien sûr c'était une plaisanterie). Et j'en suis arrivé aux conclusions suivantes :
Amuro-chan est douée pour vous faire boire.
Amuro-chan est une bonne mère.
Amuro-chan est quelques fois Diane (NdT : ??)



Nota : cet article est suivi par un encart dans lequel certains des collaborateurs de Namie donnent leurs impressions à son sujet. La traduction de cet encart fera l'objet d'une autre page dans ce dossier !

Traduction japonais -> anglais : Claudia @ AMX Forum
Traduction anglais -> français : Shito
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