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Live report MONO @ Ebisu LIQUIDROOM (14-03-2009)
Par Shimoa, le 17-03-2009 à 20:10:00
Je vais être honnête avec vous : je ne connaissais pas le groupe avant ce concert. Mais alors que faisais-je à un de leur one man live ?! Je me suis posé la même question que vous. La logique aurait voulu que j'écoute quelques uns de leurs travaux avant ce live, la raison aurait voulu que je passe au moins sur leur MySpace avant ce soir. Mais la folie m'a suggéré que découvrir un groupe en live, ça pouvait être pas mal non plus. C'est une occasion assez rare que d'assister au concert d'un groupe qu'on ne connaît pas du tout. Et entre découvrir MONO par MySpace, avec la qualité que ça implique, et découvrir MONO en live, avec l'unicité que ça implique, le choix fut vite fait.

■  MONO/Mon nom est personne

MONO Live 7
Avec le quart d'heure de retard qui fait classe, MONO monte sur scène et prend le temps de bien régler son matériel. Pour ceux, comme moi, qui ne connaissent pas le groupe, MONO c'est Taka (leader et guitariste), Takada (batteur), Yoda (guitariste), et enfin Tamaki (bassiste et pianiste). Mais c'est au glockenspiel que cette dernière ouvre la première chanson : Ashes In The Snow. Un titre empreint de mélancolie et et baigné dans un éclairage bleu conférant une ambiance hivernale. Au bout de quelques minutes, le morceau s'excite drôlement, de même que l'éclairage qui commet des excès de vitesse. Le morceau est long (11~12 minutes) et Tamaki se tient là, au centre de la scène, en héroïne perdue. Elle est la seule debout, encadrée des deux guitaristes qui ne lèvent pas la tête, le visage caché derrière leurs longues chevelures. La performance du groupe a d'ailleurs ça d'apersonnel (néologisme, ne veut pas dire impersonnel!) qu'il n'y a pas de contact visuel entre le public et la scène, qui donne l'impression d'être une vitrine sur un autre monde, impression renforcée par la structure en 16/9 du Liquidroom.

MONO Live 3
A Ashes In The Snow succède Burial At Sea, et outre l'analogie des titres, cette seconde piste partage le sentiment de longue marche funèbre de sa prédécesseur, ce mélange d'apothéose et d'agonie, à la petite différence qu'ici, c'est sous un éclairage vert. Le genre de musique qui a sa place au moment où l'émotion d'un grand film atteint son apogée. MONO est instrumental jusque dans l'absence de parties MC, mais c'est très bien comme ça, car elles ne feraient que nous sortir du rêve dans lequel le groupe nous propulse. L'absence de chant a d'ailleurs ça de bien que ce ce n'est pas un ou une vocaliste qui draine l'attention du public, mais chaque membre que l'on regarde tour à tour. Takada, par exemple, utilise des baguettes à embouts feutrés. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (la minute France Gall, c'est fait...).

■  MONOtone sur les bords ?

MONO Live 6
En parlant de "jouer du piano debout", à la mi-live, les deux guitaristes se lèvent. Mais ce n'est pas un autre concert qui commence pour autant. Et c'est disons le principal bémol que je mettrais à ce live report : les musiques de MONO partagent toutes un fort pourcentage de leur patrimoine génétique, avec quasi systématiquement celle longue marche qui nous emmène au moment où tout pète. Néanmoins, comme pour me faire mentir, Takada s'empare de baguettes classiques qui vont donner un autre assaisonnement à la suite du concert.

MONO Live 5
Certains spectateurs baissent la tête, d'autres ferment les yeux, chacun ouvre ses portes à sa façon pour se laisser pénétrer par la musique de MONO. Pas mal d'étrangers sont présents et le caractère instrumental de leur musique a ça de bien que les non-japonisants peuvent apprécier comme les autres (et en parler sans dire de bêtises à cause de l'incompréhension des paroles). Pour parachever "l'apersonnalité" de son spectacle, le groupe quitte la scène sans mot ni regard, ni salut. De même qu'il n'y aura pas de rappel, pourtant longuement réclamé par le public.


MONO Live 2
Après 3 morceaux, j'étais parti pour encenser MONO. Après 8, je dois nuancer mes propos. Il y a une répétitivité dans la structure de leurs morceaux qui est dommage. Est-ce une remarque applicable à toute leur discographie, je ne suis pas en mesure de le dire. Reste que ça fait un bien surprenant un tel concert instrumental de temps en temps. Le groupe prend tout le temps nécessaire à créer ses ambiances pour transporter l'audience, au travers de longues intro et outro. Et MONO a quelque chose d'irréel, c'est de la musique, mais c'est aussi du cinéma (dans le sens qu'a ce mot par opposition à la réalité). Bref MONO, ça mérite le déplacement.

A ceux qui ne les ont jamais écouté, je conseillerais presque de faire comme moi et d'aller "en terre inconnue", mais je comprends que c'est parfois un investissement financier important que d'aller à un concert. Personnellement, je ne regrette pas une seconde mon choix : j'y suis allé telle une feuille blanche vierge de toute idée sur leur musique, et MONO y a peint une sacrée jolie toile.


MONO Live 1
Setlist :
1) Ashes In The Snow
2) Burial At Sea
3) Follow The Map
4) Pure As Snow (Trails of the Winter Storm)
5) Yearning
6) The Battle To Heaven
7) Halcyon (Beautiful Days)
8) Everlasting Light


MONO Live 8
MONO Live 4
MONO
MySpace
Site officiel
27 mars @ Glaz'Art, Paris
19 avril @ Festival Lacrymal, Toulouse
20 avril @ BT59, Bordeaux
21 avril @ Olympic, Nantes
22 avril @ Printemps de Bourges


Photos © TEPPEI
Sincères remerciements au staff et au groupe.
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