Navigation
mikan music articles
| Live report | Noanowa @ Shibuya DUO music exchange (17-04-2009) |
Par Shimoa, le 05-05-2009 à 19:00:00
La performance de Noanowa s'ouvre sur une musique d'intro telle celle d'un vieux dessin animé en noir et blanc. Une culture old-school que l'on ressent avec nostalgie, et dans laquelle le groupe puise une partie de son inspiration. Le groupe, justement, présentons-le : il est composé de quatre messieurs (basse, clavier, batterie et guitare) et une demoiselle, Yukko, qui chante et joue du violoncelle. C'est là un atout original, mis en avant dans la promotion comme dans l'image, et qui est peut-être le socle de l'identité artistique de Noanowa. Mais le principal atout, pour moi, réside ailleurs. Ce qui m'a fait craquer pour ce groupe, c'est le chant de Yukko, un chant auquel je ne trouve aucun homologue sur la scène japonaise. Il ne s'agit pas tant de prouesse technique que de façon de chanter : tantôt Yukko susurre, tantôt elle chante à pleins poumons, c'est irrégulier mais extrêmement vivant, au sens propre du terme. Le chant de Yukko, quand il se libère, porte les échos de l'enfance, évoque le chant innocent d'une fillette pleine de vie et pleine de rêves.
Les rêves, justement, nous y venons. Avec Yume no Arika, chanson ambassadrice du groupe et qui ouvre la setlist ce soir. Un décollage vers un monde enchanteur, avec aux commandes Yukko dans une robe blanche au décolleté démonstratif, et l'archet à la main qui lui donne les allures d'un chef d'orchestre. La chanson suivante est une nouvelle composition : si elle est bondissante comme sa prédécesseur, elle se distingue par des touches médiévales et Yukko y délaisse le violoncelle pour un tambourin. Le groupe dégage beaucoup de fraîcheur sur scène, les musiciens sont charismatiques et insufflent de l'entrain à la performance, à l'image de nakame (basse), très en mouvement. Après Rhythm, c'est encore une nouvelle chanson que joue le groupe: Yukko l'annonce pop, et en effet, elle l'est !
Quelques minutes plus tard, c'est déjà au tour de la dernière chanson : Haku. Une intro flottante où le chant de Yukko s'allonge sur une douce mélodie au piano et des bruits d'hélices (d'hélicoptères?). Après quoi la mélodie accélère tandis que le chant reste très lent, et aurait presque pu être qualifié de plaintif si les paroles n'étaient pas positives. La seconde partie de ce titre est un feu d'artifice instrumental: Riku (piano) joue carrément debout et la mélodie devient progressivement très dense. Puis quand Haku se termine, Noanowa ne s'éternise pas vraiment sur scène et ce ne sont pas les applaudissements très contenus du public qui auraient pu les retenir.
Noanowa est un must à découvrir. Le groupe possède tout une panoplie de charmes, telles les touches classiques que porte leur musique. Leur image est travaillée, costumée, et chaque détail exhale de riches arômes du passé. Sans oublier une mention spéciale au chant: Yukko chante la vie, et dégage d'agréables effluves d'enfance et de féérie. Si bien qu'à ce jour, Noanowa est pour moi la révélation de 2009.
■ Setlist :
1) Yume no Arika
2) [nouvelle chanson]
3) Rhythm
4) [nouvelle chanson]
5) Little heart
6) Haku
Site officiel
MySpace
Sincères remerciements au manager et au groupe.













