v-stuff, mimu et compagnie
Sur une idée empruntée à nos collègues de JaME, voici le premier de deux billets sur l’histoire de mimu et de son prédecesseur, v-stuff.net. L’occasion aussi d’un tour d’horizon de 10 ans d’activité sur le marché Jpop français !
Comme tous ceux qui connaissent mimu depuis ses débuts le savent, le site mikan music network dans sa forme actuelle est le successeur direct de feu v-stuff.net, portail multithématique créé voici maintenant plus de 10 ans… Tout commence donc en 1997 (et oui…) au Lycée Fabert de Metz. A l’époque le phénomène manga/anime amorce sa phase d’expansion auprès de fans orphelins du Club Dorothée, et faisant partie des privilégiés qui ont pu voir la série TV en VOSTF à peine quelques mois après sa sortie japonaise sur la chaîne C:, je ne jure moi-même que par Evangelion du haut de mes… 15 ans ! C’est sur un coin de table pendant un cours de maths qu’est née l’idée du site v-stuff, issue du brillant cerveau de mon compère Thierry, alias VDV, auquel les lecteurs de mimu doivent donc tout (et moi plus encore !). En ces temps reculés où le grand public commence à peine à se mettre au web via des modems 56k, VDV rêve d’un portail rédactionnel multithématique où chaque section regorgerait de dossiers rédigés par des spécialistes du domaine. Emballé par l’idée, je le suis sans hésiter. Les choses ne traînent pas puisqu’en 1998, une première version du site, alors baptisé vdvstuff, fait son apparition sur la toile avec une seule et unique section : la section anime, et un seul dossier : mon dossier Evangelion, ma première fierté de rédacteur puisqu’il est longtemps resté la référence absolue en français. Le site est alors 100% html, et sur fond blanc : un souvenir collector dont nous n’avons malheureusement plus aucune trace aujourd’hui…!

Des dossiers en pagaille pour fans exigeants et assoiffés de découverte
Dans le même temps, ma passion pour l’animation japonaise me fait découvrir ses génériques colorés. Parallèlement à l’élaboration du site et toujours avec l’aide de VDV déjà bien équipé pour l’époque, nous constituons un premier CD (gravé en 1x, temps de gravure de plus d’une heure !) composé de génériques japonais enregistrés depuis des cassettes video grâce à un ingénieux branchement du magnétoscope sur l’entrée micro d’un PC… A ces bricolages s’ajoutent même quelques mp3, téléchargés depuis le lycée (oui je sais, c’est mal) à 4,5ko/s de moyenne puis laborieusement découpés en morceaux et rapatriés via des disquettes : le fabuleux Angel Night de City Hunter, les génériques de Slayers par Megumi Hayashibara, ou encore le fameux Blurry Eyes de DNA², interprété par un groupe dont j’ignore encore tout : L’Arc~en~Ciel. Tandis que commence à naître l’idée d’une section “Anime Music” sur vdvstuff, le site acquiert progressivement une identité visuelle : une couleur dominante bleu sombre caractéristique avec une secondaire jaune-orangée et une tertiaire vert pomme, un nouveau nom avec un nom de domaine en .net (quel luxe à l’époque !) et un nouveau dossier qui vient enrichir le contenu, consacré à l’anime FLCL. Les autres idées de section restent en stand by (RPG, overclocking…), bien que présentes sur le forum qui voit se développer une communauté certes restreinte mais très active.

Le déclic se produira un soir de 1998 : VDV me passe alors un coup de fil pour m’informer qu’il bénéficie désormais, par des voies (tout à fait légales) que je n’exposerai pas ici, d’une connection internet T1 (1,5mbps!!!) à domicile. Ne sachant que télécharger pour tester la vitesse de sa connexion, il s’est souvenu m’avoir entendu parler d’une chanteuse japonaise très mignonne évoquée dans un numéro du magazine Consoles+ (sic), dont il a oublié le nom. Après vérification je lui confirme qu’il s’agit d’une certaine… “Namie Amuro”. Ni une ni deux, il télécharge alors l’album Concentration 20 à une vitesse hallucinante pour l’époque, me faisant écouter par téléphone les morceaux au fur et à mesure de leur arrivée. Le début d’une histoire d’amour (entre moi et Namie, pas entre moi et VDV, hein…) qui dure encore aujourd’hui : pendant près d’un an les chansons a walk in the park et CAN YOU CELEBRATE tourneront ainsi en boucle sur ma chaîne hifi. Dès lors une section J-music s’impose sur le site bientôt rebaptisé v-stuff.net : elle naîtra fin 1998 et verra apparaître une foule de dossiers au fur et à mesure que la connexion internet de VDV me permettra de découvrir des artistes par dizaines, à une époque où le marché musical japonais connaît son apogée avec plus de 20 singles millionaires par an : L’Arc, Mai Kuraki, m.o.v.e, Hikaru Utada, Do As Infinity, Nanase Aikawa, ZARD, ELT, Garnet Crow, et bien sûr… Ayumi Hamasaki. (NB: site encore consutable sur Internet Archives).

L’âge d’or de Nihon-fr, en attendant une version 2 du v-stuff
Car si le retard que j’ai à rattraper est énorme, je n’en oublie pas de commencer à suivre l’actualité, grâce il faut le dire aux premiers sites spécialisés en téléchargement Jpop qui fournissent déjà les nouveautés à peine quelques jours après leur sortie. J’assiste ainsi en direct, en 1999, à l’ascension d’Ayu et à la naissance du concept de maxi-singles, qui ravit le fan de musique électronique que je suis à l’époque. C’est ainsi que le dossier Ayumi Hamasaki du v-stuff devient, après le site de Kervala, la deuxième page web francophone jamais consacrée à l’artiste, avec traductions d’interviews et de lyrics à l’appui. Le site connaîtra ses plus grosses pointes d’audience quand les remixes d’Ayu-Trance réalisés par des stars européennes amèneront sur le v-stuff des visiteurs du monde entier, venus se renseigner sur Ayu et récupérer la liste alors exhaustive de tous ses morceaux, remixes inclus, que je mets à jour avec passion à chaque sortie ! Une passion que feraient bien de prendre en compte certains avant de m’accuser d’être un détracteur de l’artiste quand j’ose émettre la moindre critique à son sujet. Passons !

La multiplication des dossiers et l’envie persistante de VDV d’ouvrir le site à d’autres rédacteurs pour d’autres sections incite rapidement à envisager une deuxième version du site dynamique, codée en php/mysql, la lourdeur du html ayant montré ses limites. Avec l’aide de Wakko, un membre du forum, il élabore donc tout d’abord une interface d’administration pour cette V2, mais la partie publique du site en elle-même mettra de longues années à naître, en passant par plusieurs designs temporaires peu convaincants. A cette époque, j’avoue être pour le moins frustré : le concept de la V2 du v-stuff a beau être géniale sur le papier, pour le moment seule la laborieuse V1 est en ligne, et pendant ce temps la concurrence se développe, me donnant l’impression de rater le train en marche. Jpopfrance est à son apogée, sous la houlette de Julien Sonzogni et Sébastien Morand notamment. JrockFrance fait bientôt ses premières armes, et surtout le premier site généraliste dédié à la culture japonaise connaît un succès énorme : Nihon-fr, grâce au travail phénoménal de Kervala et sa base de données gigantesque, devient très rapidement LA référence sur le web Jpop français. Aussi lorsque Kervala me propose d’intégrer le staff du site, je n’hésite pas très longtemps. C’est là que je rédigerai mes premières critiques et news, une activité complémentaire à celle de mise à jour des dossiers du v-stuff. C’est aussi là que je côtoierai ceux qui sont aujourd’hui, pour la plupart, les responsables des principales structures de ce milieu : outre Kervala, SM et Julien S. sont également présents Reyep (ensuite parti travailler sur JrockFrance puis fonder JaME), Ryosan (fondateur de Webotaku), mais aussi Joey (Hamasakingdom), et deux futurs collaborateurs : Maître K et Van (alors tout jeune et particulièrement insupportable !). Une bien belle époque qui durera jusqu’en 2005, année d’ouverture de l’arlésienne V2 du v-stuff…
A suivre dans quelques jours sur la deuxième partie…
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J’adore le passage sur les bidouilles pour faire une compile de génériques d’anime ! C’est du vécu, sauf que moi j’ai fait ça pour les BGM des… jeux amiga ^^’ Je dois même avoir encore une cassette (audio) de tout cela quelque part. Le bon temps quoi ! (ça c’est pour faire mon vieux con !).
Epoustouflant.
Ca rappelle des souvenirs ^^
On devrait écrire un bouquin tous ensemble XD
ha cest vraiment une bonne idée
Moi je suis de l’époque de Nihon-fr haha j’aimais trop voir les “Chart” avec les flèches scintillante.
et à l’époque javais vraiment tout fait pour mettre Namie Amuro au top des artistes favorite.
lol
Que de souvenirs…
Merci pour cet historique sympathique ^^
Ca ne nous rajeunit pas quand on remarque que l’on connais le site depuis ses débuts
il en a fallu vraiment du temps avant que v stuff ne s’impose comme la référence d’informations Jmusic en france…
mais avec mimu,c’est confirmé à 100%