Coup de pied dans la fourmilière
Le propos de ce billet tient essentiellement du questionnement et de la frustration, mais il est aussi générateur d’idées qui pourraient radicalement modifier la ligne éditoriale du site. Il y a quelques mois “on” (il y aura quelques “on” dans ce billet) me mettait en garde sur une rumeur “d’union sacrée” dans le “milieu” pro+presse J-music, union dont les exclus se verraient tout simplement bannis du système. Je lui ai presque ri au nez, mais les faits semblent indiquer qu’il ne fantasmait pas autant que je pouvais le croire.
On pourrait penser qu’avec son joli design, la qualité reconnue de son contenu, sa popularité avérée, son excellent référencement, son audience qui est probablement la deuxième sur le créneau jmusic francophone après JaME, et mon ancienneté sur le marché Jpop, mimu serait une tribune de choix pour les “pros” du milieu J-music français, qui ne demanderaient pas mieux que d’y bénéficier d’une certaine visibilité. Mais que nenni ! Naïveté ou prétention, je n’en sais rien, toujours est-il que la réalité est toute autre. Toutefois la situation a pris dernièrement un tournant que j’ai du mal à m’expliquer, et qui me pousse donc à m’interroger.
La théorie du cercle vertueux…
Historiquement, j’ai toujours eu, et une partie des différents intervenants de v-stuff et mimu avec moi, une position un peu délicate vis à vis de ce qu’on appelle pompeusement le “milieu J-music” français, presse, labels et tourneurs principalement, et ce pour plusieurs raisons :
- refus de participation au développement du marché Visual Kei en France, qui n’a pas plu aux pionniers du développement commercial de la musique japonaise dans l’Hexagone
- revendication du statut de site de fan pour les fans, indépendant des “grandes puissances” du “milieu”, prenant la liberté d’aborder ou non de la manière que l’on souhaite les sujets de notre choix
- une certaine exigence qui nous pousse tout autant à applaudir les initiatives intéressantes et le travail bien fait que pointer du doigt les arnaques, les erreurs grossières, les repompages et les travaux bâclés
- absence de Parisien dans l’équipe, ce qui complique nos disponibilités et nous tient à l’écart des mondanités parisianistes qui aident bien à obtenir ce que l’on veut parfois.
Tous ces éléments ont induit presque naturellement une certaine passivité sur tout ce qui touche à l’évènementiel, passivité qui a duré plusieurs années dans un marché de toute façon essentiellement dédié au Visual Kei. Mais après avoir contribué, comme d’autres, par de longues années de travail passionné et bénévole à la création du marché (de niche, mais marché quand même) que certains exploitent aujourd’hui commercialement, j’aimerais aujourd’hui pouvoir également tirer quelques fruits de ce travail. Il n’est évidemment pas question d’argent ici. J’avoue simplement rester frustré face au contenu de ce qu’on nous propose parfois, notamment en termes d’interviews des quelques artistes hors Visual Kei qui viennent nous rendre visite, et je souhaiterais proposer aux fans une alternative. L’idée serait simplement de profiter de la venue de ces artistes que l’équipe du site comme celle de nombreux autres a contribué à faire connaître, pour aller encore plus loin dans le partage d’une passion qui permettrait de continuer à nourrir les fans, et donc d’entretenir ce marché.
Un deal dans lequel tout le monde est gagnant, un cercle vertueux qu’il paraît absurde de refuser. Et pourtant…
…mais qui manifestement ne marche pas en pratique…
Loin de considérer mes différentes propositions comme la chance d’une promotion ciblée, gratuite et orientée sur le contenu et la qualité, une bonne partie des “professionnels” français opposent à mimu une fin de non recevoir, voire même nous ignorent aujourd’hui royalement. Il existe une sorte d’organisation tacite qui veut que lorsqu’un artiste annonce sa venue, la structure concernée envoie à la presse web et papier un communiqué officialisant ce que beaucoup savent déjà depuis longtemps, et proposent dans la foulée un partenariat promotionnel, en invitant les media concernés à se manifester pour toute demande d’interview, invitations aux évènements ou CD promo. En ce qui concerne mimu, nous relayons en moyenne 90% des communiqués de presse qui nous sont envoyés sur les artistes et évènements rentrant dans notre ligne éditoriale, au moins factuellement. Nous proposons un partenariat plus poussé avec dossier, critique CD, interview et/ou live report lorsque nous estimons avoir quelque chose à apporter sur le fond, lorsque nous aimons l’artiste concerné ou lorsque nous souhaitons relayer une découverte que nous jugeons intéressante. La démarche me semble bien plus honnête qu’une couverture systématique, qui serait opportuniste, hypocrite, et parfois incompétente.
Certains ont parfaitement compris cette démarche. Sans vouloir encore leur cirer les pompes, mais tout de même, Soundlicious a sur ce point une politique exemplaire. Considérant que tout est avant tout affaire de passion, les responsables du label se montrent disponibles à toute proposition. J’ai pour ma part beaucoup aimé les travaux de GARI et SUIKA, et ai mentionné mon souhait de couvrir leurs actualités, dans la mesure du possible. Pour nous permettre de le faire dans les meilleures conditions, Soundlicious nous a fourni systématiquement promo CDs, accès aux artistes pour interviews et accréditations pour les concerts. Mais mieux encore : dans le cas de LM.C, j’ai clairement fait savoir que je ne couvrirais pas leur venue ni leurs sorties, pour des raisons de ligne éditoriale comme de goûts personnels de l’équipe. Loin de se vexer pour cela, Sae Cibot m’a gentiment offert un exemplaire de l’album, m’invitant à l’écouter pour le seul plaisir de la découverte en m’assurant que j’aurais une bonne surprise. Et lorsque j’ai effectivement proposé de faire part publiquement de cette relative bonne surprise à l’écoute, Sae m’a invité à ne pas concrétiser mon idée de chronique de l’album, de peur que cela n’entache la crédibilité du site qui pourrait être considéré comme “vendu” là où ma démarche était authentique et spontanée. Voilà un état d’esprit avec lequel c’est un immense plaisir de travailler, mais qui malheureusement ne semble pas payer : Soundlicious ne cache aujourd’hui pas ses difficultés…
La politique de Soundlicious pourrait paraître relever de la simple honnêteté intellectuelle, mais la réalité c’est qu’elle est exceptionnelle. Les faits ont démontré que pour obtenir le privilège de faire de la promotion aux artistes que l’on aime par le biais d’une interview, d’un live report, ou d’un quelconque échange de visibilité, il fallait rentrer dans un système pour le moins contraignant. Un système où l’on ne vous reproche rien directement, mais où d’autres “on” vous font savoir que vous ne pouvez pas vous permettre de ne piocher que ce qui vous intéresse dans le catalogue, et encore moins espérer obtenir un quelconque “avantage” (promotionnel, rappelons-le) concernant la venue d’un artiste si vous osez dire du mal d’un autre artiste du même label, ou même le passez simplement sous silence.
Concrètement…
Mettons les pieds dans le plat avec des exemples concrets.
Voilà déjà de longs mois que les “insiders” suivent les tribulations d’Akino Arai, dont le retour a été plusieurs fois avorté avant d’être confirmé par J-music Distribution. La bienséance veut toutefois que dans ces cas là la presse “joue le jeu” en attendant le communiqué officiel pour balancer l’info. Van, qui travaille pour mimu mais est aussi à la tête du seul fansite occidental sur Akino Arai, m’avait averti avoir été contacté, à juste titre, dans le cadre d’un partenariat promotionnel autour de ce concert. Mais je n’imaginais pas que le communiqué officiel de J-music Distribution serait affublé des logos de tous les sites et magazines spécialisés du secteur, à l’exception du nôtre, mimu n’ayant pas été contacté pour relayer la promo avant le communiqué en question. Pourtant, nous relayons une bonne part des infos de J-music Distribution, et avons couvert directement plusieurs des quelques évènements qui nous concernent : nous avons ainsi assuré la plus grosse couverture de la première venue de YANEKA au J-music Festival l’an dernier, fait une bonne place à BETTA FLASH avant, pendant et après la Japan Expo. Et à chaque fois que l’occasion m’est donnée de discuter avec des responsables de JMD, je ne manque pas de leur rappeler que pour toute sortie pop, pop/rock, electro…, ils pouvaient faire appel à mimu. Je l’ai notamment fait pour PISTOL VALVE, et ma proposition est restée sans suite.
Autre exemple. Nombreux sont les fans qui gardent le souvenir de l’interview de KOKIA que j’avais réalisée avec Wendy Roeltgen pour Kogaru en 2006, une interview lors de laquelle KOKIA n’a cessé d’exprimer son étonnement quant à la qualité des questions, et sa satisfaction après, disait-elle, plusieurs entretiens totalement inintéressants à ses yeux : notre entrevue avait d’ailleurs duré deux fois plus longtemps que prévu. Depuis, j’avoue que je reste frustré quant au contenu des interviews de l’artiste qui ont été publiées en France ces dernières années, seulement voilà : en 2008 l’accès à l’artiste ne nous a pas été accordé, Paris Visual Prod nous sauvant la mise avec des accréditations photo qui nous ont au moins permis de faire un bon boulot sur les live reports. A l’annonce des concerts 2009, fort de la couverture réalisée l’an dernier, d’une évidente expertise de l’artiste et d’un fort intérêt pour KOKIA au sein du lectorat de mimu, j’ai à nouveau réédité une proposition de couverture ambitieuse, avec notamment une demande d’interview, auprès de Wasabi Records. Sans réponse à ce jour, malgré mes relances. Chers fans de KOKIA, si cette année vous n’avez toujours pas réponse aux questions que vous vous posez, ne venez cette fois pas nous demander pourquoi nous n’avons à nouveau rien fait : ce n’est pas faute d’avoir essayé.
Et alors, tu comptes faire quoi ?
Différentes personnes concernées de près ou de loin par ces évènements et bien d’autres m’ont expliqué que j’aurais sans doute eu bien plus de chances
d’être contacté pour couvrir la venue d’Akino Arai si j’avais également assuré la promotion du J-rock Festival. Vous savez, ce festival dédié aux groupes français d’inspiration J-rock et Visual Kei. Ou si je relayais plus régulièrement les concerts quasi hebdomadaires de YANEKA, et les changements d’horaires de séances de dédicaces de Dio. “On” m’a également expliqué qu’il ne faudrait pas m’étonner de ne pas avoir de réponse concernant KOKIA dans la mesure où j’ai omis de publier le communiqué de presse en hommage à “Mana-sama” et sa protégée Kanon Wakeshima (encore que j’avais traité la sortie française de son album). En clair : pour avoir le droit de faire gratuitement la promotion des artistes que l’on aime en proposant aux fans un contenu de qualité, il faudrait prendre le temps et l’énergie relayer et même soutenir inconditionnellement l’ensemble des inititatives des structures concernées, indépendamment de toutes considérations de compétence, de goût personnel ou de ligne éditoriale. Je vous l’ai dit, “on” appelle ça “jouer le jeu”.
Un autre “on” m’a aussi expliqué qu’une sorte “d’union sacrée” était en train de se mettre en place, avec une politique de soutien mutuel, qui unirait certains élus de la presse spécialisée aux pros du secteurs for the greater good : celui de la viabilité du marché et de sa crédibilité auprès des labels japonais. Ceux qui seraient exclus de cette union (et a fortiori ceux qui n’ont pas été contactés pour l’intégrer) seraient systématiquement laissés de côté, l’exclusivité des accès aux artistes étant réservée aux signataires de la “charte”. Du grand n’importe quoi auquel j’ai refusé de croire, mais qui semble se confirmer à travers plusieurs anecdotes similaires à celles décrites ci-dessus.
Ma position sur tout cela est simple : il est absolument hors de question que moi-même ou un quelconque membre du staff de mimu ne rentre dans ce petit jeu mesquin. Après un paquet d’années passées à contribuer à construire ce marché qui aujourd’hui est la base des activités commerciales de tous ces “professionnels” du “milieu”, je ne sacrifierai pas la passion et le temps de mon équipe et moi-même pour faire la promotion de tout et n’importe quoi sous prétexte que cela apporte des crédits financiers soi-disant indispensables pour faire venir des artistes plus “importants”. Il en va de la crédiblité du site, de ma crédibilité Cette position est confortée par la réaction des managers et artistes japonais auxquels nous avons l’occasion d’exposer directement notre démarche, et auxquels nous proposons notre collaboration. Hier encore, j’ai appris d’un artiste d’une grande maison de disques major nippone qu’il avait entendu beaucoup de bien de mimu par le biais d’un membre de son staff. Les japonais sont certes obsédés du contrôle, mais au moins ils ne sont pas bêtes : ils savent que toute promo gratuite et ciblée est bonne à prendre, surtout lorsqu’elle est proposée par des gens qui aiment les travaux des artistes qu’ils souhaitent promouvoir.
Si la situation venait à se prolonger, j’envisage alors deux comportements, éventuellement combinables. Le premier serait de court-circuiter systématiquement tous les intervenants français en nouant directement avec les artistes qui nous intéressent des relations de partenariat en amont. Le second serait de devenir un organisme de “contre-pouvoir”, qui publierait en avant-première toutes les rumeurs, toutes les annonces de signature, tout ce qu’il y a à savoir sur le fonctionnement du système, les réussites des uns, les échecs des autres, les chiffres, les indiscrétions… Toutes ces choses qui viennent aisément aux oreilles des principaux acteurs du “milieu” Jpop francophone dont je fais partie et que beaucoup de fans adoreraient connaître, nous les publierions sans délai, renforçant notre lien d’honnêteté et de confiance envers les fans puisque les “pros” refusent d’en tisser un avec nous.
Le temps rendra rapidement son verdict…
-Commentaires
Voir les commentaires
Actuellement : 11 commentairesLaisser un commentaire
Pour poster un commentaire, merci de remplir le formulaire suivant.
Eh oh, moi je suis Parisien (comme je suis la personne la moins intéressée par le développement français de la jpop, et que par conséquent personne n’est moins susceptible que moi de se plier aux mondanités d’usage, je comprends que tu n’y aies pas pensé, mais quand même).
J’ai à vrai dire un problème avec cet article. Récapitulons. Le fait que les “professionnels” (autoproclamés, et pour cause) sont de véritables incompétents opportunistes, j’en suis convaincu, et c’est une perception largement partagée. Pour ma part, je pense d’ailleurs qu’ils finiront par se tirer une balle dans le pied d’une manière ou d’une autre et se grilleront définitivement aux yeux des Japonais. C’est un miracle que ce ne soit pas encore arrivé du reste. On sait également que mimu revendique une certaine indépendance (là encore mon avis personnel diffère, mais peu importe, je l’ai déjà donné plusieurs fois ailleurs). Ces deux points ne constituent rien de nouveau pour qui que ce soit d’un minimum intéressé par le sujet (fans de visu exclus, qui n’ont aucune raison de ne pas trouver leur compte ds l’offre actuelle d’un côté, et de venir sur mimu de l’autre), alors pourquoi -subitement- s’en plaindre ?
La voie de l’indépendance est nécessairement une voie compliquée, j’ai du mal à penser que tu sois en train de le réaliser. Un des intérêts majeurs de mimu est justement que ce soit le seul “grand” site généraliste qui ne donne (donnait ?) pas l’impression d’être un simple relai de communiqués officiels. Alors oui, JaME a absolument tous les accès, mais pour cela, il a fallu que ce site se transforme en gigantesque espace publicitaire. Et j’en viens à mon problème majeur : pourquoi cette position bâtarde au juste ? Une indépendance assumée passe effectivement par la mise en place des techniques détaillées dans le dernier paragraphe, et je suis assez stupéfait de te voir dire qu’elles existent mais que tu refuses de les appliquer. En attente de quoi ? D’un os à ronger ? Mais dans ce cas, la démarche n’est plus indépendante et tu entres déjà dans le compromis avec des gens qui ne le méritent pas.
De deux choses l’une : ou on fait son travail honnêtement et on est prêt à en subir les répercussions, ou on le fait servilement et on en touche les avantages. C’est une histoire de conscience, et il n’y a pas de position intermédiaire viable puisqu’elle ne mène qu’à se griller auprès des partisans des deux camps à la fois. Vu sa construction, l’article ne devrait pas mener à un questionnement, mais au contraire à une certitude.
Cela fait maintenant longtemps que je souhaite manifester mon soutien à la démarche de mimu, sans toutefois prendre réellement le temps pour le faire. Mais ce billet soulève définitivement en moi une frustration et une colère suffisante envers les gens « du milieu » pour me donner l’envie d’écrire.
Voilà exactement la raison pour laquelle, bien que passionnée de J-music depuis plus de 10 ans, je n’ai jamais eu réellement envie de participer à quelque communauté que ce soit (exception faite de celle de Shito). Evidemment, de ce fait, j’ignore beaucoup de choses quant au fonctionnement effectif du milieu, et j’essaie d’éviter toute forme de jugement, d’autant plus que mon refus de m’engager m’interdit de critiquer tous ceux qui se bougent bel et bien pour leurs artistes préférés. Néanmoins, mon manque de motivation ne vient pas de nulle part : il y a quelque chose de pourri dans ces communautés élito-otakistes qui ne voient un autre fan que comme un concurrent plutôt que comme quelqu’un avec qui partager sa passion. C’est tout simplement déplorable et cette attitude transpire de partout sans que l’on ait besoin de s’impliquer de sa personne.
Je ne vois là que des adolescents attardés et immatures, incapables du moindre recul, attirés par le gain facile, sans aucune intelligence commerciale et sans vue à long terme. Un milieu où tout fonctionne par réseau plutôt que par compétences. Le comble pour des pros. Cette histoire absurde d’union sacrée entre élus ne fait que conforter leur manque de crédibilité. On est où là ? Dans une guilde de WoW ?
J’approuve totalement l’approche de mimu consistant à prendre directement contact avec les professionnels nippons. Et d’autre part, je fais également partie de ces gens « de l’ombre » qui aimeraient comprendre le pourquoi du comment mais qu’on ne nourrit que de news faméliques sans beaucoup de précisions. Un comportement que je ne m’explique pas. Tout semble toujours entouré de mystère. Pourquoi ?
Ananda, pourquoi reproches-tu à Shito d’avoir de ne pas avoir adopté plus tôt une position plus ferme ? A mes yeux, une des grandes forces de mimu est justement cette ouverture d’esprit qui ne rejette que le manque d’objectivité. En gros, tu insinues qu’il aurait dû voir venir tout ça depuis longtemps. Facile à dire pour toi qui es si souvent blasé qu’on pourrait légitimement se demander pourquoi tu perds ton temps à déballer autant de cynisme. En quoi est-ce mal d’être idéaliste ? La sincérité de Shito fait écho à ce que j’aurais voulu faire si j’en avais eu le courage. Et je comprends tout à fait sa déception qui n’arrive « que maintenant ».
Non, je pense juste que soit on accepte les exigences qui viennent d’en face, soit on les refuse, mais en tous cas on les assume. Je ne vois même pas ce que la sincérité vient faire ici. Je vois plus du calcul (de bonne guerre).
C’est trop long ! Mais c’est intéressant !
Shito je pense comprendre ce que tu ressens. Je ne peux qu’imaginer combien il doit être difficile de se crever à la tâche pour faire connaître des artistes et de se voir fermer tous les accès quand ils viennent en France grâce à la popularité que t’as contribué à leur construire.
Le fait que tu sois sélectif dans tes propositions de promotion ne devrait pas être un problème. Ils n’ont qu’à prendre ce que tu leur donnes c’est déjà un luxe ! Je pense qu’ils n’ont pas conscience de ce qu’ils doivent aux sites web en général et à mimu en particulier sur les artistes Jpop. Ils pensent sûrement que Nolife et les magazines ont plus d’importance ! Pourtant si Nolife et ces magazines parlent de jmusic aujourd’hui c’est justement parce qu’avant il y a eu des gens comme toi, Kervala ou Reyep pour la faire connaître. Sans compter que ces nouveaux media sont loin d’être aussi compétents que vous. Mais ça les pros s’en foutent, ce qu’ils veulent ce n’est pas la qualité du contenu c’est que vous les aidiez à vendre tout et n’importe quoi. Ils se font couvrir de lauriers par les fans pour avoir amené ces artistes en France en gardant les yeux rivés sur leur compte en banque, et une fois l’argent encaissé ils n’en ont plus rien à faire. Pourtant c’est justement à la fin des concerts que les fans veulent prolonger le plaisir en lisant des articles comme les votres.
Je ne dis pas que le travail des pros est facile. J’imagine qu’ils prennent des risques financiers importants et c’est normal qu’ils gagnent de l’argent quand c’est bien fait. C’est juste que leur comportement est injuste et surtout stupide : comment on peut se priver d’une promotion comme celle que mimu peut proposer gratuitement en plus ? Est-ce qu’il faut en déduire qu’ils ont tant de facilité que ça à remplir les salles ? Parce que dans ce cas on peut s’interroger sur le prix de plus en plus énorme qu’on nous fait payer pour les places de concert !!
Ce site est une référence mais c’est d’abord un site de “fan pour les fans” comme tu dis. Vous parlez des artistes qui ont une actualité, vous faites partager vos coups de coeur. C’est un choix qu’il faut respecter, surtout que je ne saurais dire combien de fois j’ai lu ou entendu des gens dire qu’ils avaient découvert un artiste grâce à mimu. Moi-même il y en a beaucoup ! C’est une vraie prouesse pour un site qui ne propose pas de téléchargements ! Ils n’ont qu’à profiter de la pub que vous leur faites quand vous leur en faites c’est toujours ça de pris ! Je suis sûre par exemple qu’il n’y aurait jamais eu tant de monde au premier concert de KOKIA sans tes articles sur Nihon-fr puis sur OEx et ton dossier sur v-stuff. Je me demande si à l’époque de v-stuff les gens de Wasabi Records connaissaient seulement KOKIA…
En fait tout ça c’est une grosse hypocrisie. Je me souviens qu’à une époque Nautiljon et Myjpopworld avaient eu des problèmes avec JMD à cause des téléchargements présents sur leurs sites. Quelques mois plus tard JMD organisait des concours avec Nautiljon alors que les téléchargements étaient toujours là. Ils fermaient les yeux pour profiter de la promotion auprès de milliers de lecteurs tous intéressés par le téléchargement…
Je me lève et je confirme !!
J’ai découvert KOKIA grâce à Shito, et je n’ai jamais trouvé d’autre contenu intéressant sur elle que ce qu’ont écrit Shito et Van !!
Je veux une interview de KOKIA sur mimu, sinon… sinon… sinon… euh… non c’est sûr je ne vais pas boycotter les concerts (encore que, ils sont bien trop chers !), mais quand même…
J’espère qu’ils vont te répondre !
Personnellement, je ne vois pas le problème, car je trouve la majorité des Artistes auxquels s’intéresse le “milieu” français au mieux insipides au pire insupportables. Et même en étant objectif, les Artistes que tu cites en exemple ne sont pas vraiment dans l’esprit mimu… Les lives reports de Shimoa ont cent fois plus d’intérêt que n’importe quelle interview de Kanon Wakeshima où elle dira qu’elle aime la France et qu’elle est très heureuse d’être là… Après, il faut savoir ce que tu veux, si tu veux faire du Jame bis ou du Orient Express like, je comprends ta frustration, mais quel est le but de poser des questions intéressantes à des artistes qui ne le sont pas ?
Je ne vois pas vraiment où est le coup de pied dans la fourmilière du titre, en l’occurrence, t’as même pas encore mis ta chaussette et tu commences à envisager que peut être oui, si on réfléchit bien, il serait temps de, à condition que… Rien ne t’empêche de d’adopter les deux comportements dont tu parles, d’autant que mimu n’a rien à perdre puisque de toute façon, d’après ce que tu dis, vous n’aurez jamais ce qu’il faut pour plaire au “milieu”. Un des site les plus pourris de Jpopdb, celui qui présente les imbéciles français qui imitent le visual a publié une interview de school food punishment, groupe qui, indubitablement, a plus d’intérêt que tous les artistes cités dans cet article réunis. Si eux peuvent le faire, je ne vois pas ce qui vous empêchent de faire la même chose. Ils ont probablement envoyé un simple message sur le Myspace du groupe ou de leur maison de disque et hop !
De nombreux (enfin, un certain nombre) artistes japonais viennent en France sans que personne n’en parle, mimu pas plus que les autres. Ataru Nakamura a participé à une pièce de théatre fin 2007, rien sur mimu, DEXPISTOLS est venu en octobre 2008, rien sur mimu, Shinichi Osawa est venu fin janvier, rien sur mimu, si Linza n’avait pas été en contact avec Midori Hirano, il n’y aurait rien eu sur sa venue en janvier, le Printemps de Bourges annonce une programmation exceptionnelle avec un grand nombre d’artistes japonais de qualité, rien sur mimu… Dans ton article, on dirait que tu fais l’enfant et pleure parce que tu n’as pas les mêmes jouets (pourtant pourris) que les autres. Il est temps de savoir ce que tu veux vraiment (enfin, visiblement, tu le sais, puisque tu l’as surligné dans l’article, mais il reste à l’appliquer).
Et dis toi qu’aujourd’hui, une interview de Kokia intéressante passera forcément par lui dire des trucs pas sympa sur la façon dont sa carrière et sa musique évoluent, donc en ne l’interviewant pas, tu t’évites peut être un catfight avec elle.
Etant présent dans ce “système J-Music français” puisque je m’occupe d’un webmag voisin, je vais apporter mes remarques et ma petite contribution. Mais avant cela, deux choses :
- je ne peux évidemment pas déballer tout et n’importe quoi en public, par respect pour tout le monde, parce que je ne suis pas une balance, et puis parce qu’on enverrait des yakuzas assassins à mes trousses :p Je vais utiliser pas mal de “certain(s)”, dsl!
- le public n’imagine souvent pas le quart du dixième de ce qui se passe en coulisses, et je dois dire également que des gens (très éclairés habituellement) écrivent parfois des énormités qui me font “rire” quand ça me concerne un minimum ou quand j’ai vécu/vu la chose. Donc, attention aux idées préconçues et aux suppositions hasardeuses.
Revenons à ce que Shito vient de poster, je suis plutôt sur la même longueur d’onde. La seule chose qui me surprenne un peu, ce sont les conséquences du non-relai de communiqués de presse : je n’avais ni imaginé ni eu vent de l’ampleur des ces non-relais +/- partiels. OEx en publie davantage puisque nous essayons de couvrir un domaine plus large (dont le rock/VK très actif en France), mais nous ne publions pas tout pour ne pas tomber dans l’overdose et l’abus. On comprend pourtant l’intérêt de certains producteurs/labels qui jouent parfois leur vie sur des events. Au passage, OEx garde toute son indépendance sur la publication d’infos avant, pendant ou après un communiqué de presse : on newze avant un communiqué si on a les news avant (peu importe qui ça concerne, pas d’amis dans le travail) et ça ne nous “coûte” apparemment rien. Et j’ajouterai : heureusement qu’on newse parfois dès qu’on a des sources sérieuses, car certains acteurs communiquent vraiment très/trop tard (les gens qui se sont fait pièger avec des billets de train non reportables me comprendront).
Dans tous les cas, OEx n’est pas là pour de la promotion ou pour promouvoir la musique asiat (ni le ciné, etc.), n’est à la botte de personne, n’a rien à vendre et garde pour but de satisfaire autant que possible ses lecteurs, JAMAIS un label / producteur / éditeur. Ceux parmi eux qui ne supporteraient pas des news avant un communiqué, une critique négative, une analyse ou une simple “pique” justifiée… tant pis ! Les agences de pub, c’est ailleurs et c’est (en principe) payant. Et je confirme qu’un media peut se voir refuser la couverture d’un sujet ou faire une interview à cause de ce côté “critique”. Evidemment, quand on dit que tout le monde est choupi, que 30% des artistes sont absolument géniaux et qu’aucun n’est mauvais, c’est facile, c’est open-bar et ça donne accès à tout. Aux media de choisir leur ligne éditoriale, et aux lecteurs/spectateurs de savoir repérer qui joue à quel jeu.
Concernant l’anecdote de l’interview KOKIA… même si les gens compétents sont là et voudraient bien offrir quelques choses aux lecteurs/fans, ce n’est pas du tout le critère de sélection malheureusement. Remarquez que si Kogaru, de la presse papier, a pu faire cette bonne interview, c’est en débauchant des gens dans le staff de la presse web
Plus récemment, une interview de Laruku par France 2 faites par des professionnels (vous avez vu le résultat au journal), ça coute au moins le temps de 2 interviews faîtes par des mags papier ou web (plus compétents ? je vous laisse juger).
Une petite digression : je vois des gens s’offusquer quand on (la presse web) se dit “journalistes”. Soit! Libres à ces gens de glorifier les vrais pros qui ont leur cartes presse (si on ne l’a pas, c’est juste pour une question d’argent et pas d’un quelconque talent…), et de n’avoir de considération que pour des pros comme ceux qui ont réalisé et validé l’interview de Laruku à la télé publique.
A part le sujet des communiqués de presse, j’acquiesce globalement sur le reste. Il y a naturellement un réseau entre les intervenants, et je comprends que Mimu s’en sente un peu exclu puisque quasiment tout se passe à Paris (ce qui ne signifie pas automatiquement parisianisme). Toute la “communauté” s’y voit régulièrement, c’est plus simple pour communiquer, demander une couverture presse, etc. et le fait de “se voir” permet en partie de jauger le sérieux de chacun (c’est souvent pire avec les Japonais).
Shito propose une solution : court-circuiter les intervenants français. Let’s go ! Quand les acteurs français sont pros, c’est agréable de travailler avec eux, tout est clair et on gagne du temps ; pas de raison ici de court-circuiter qui que ce soit, puisque chacun fait son travail. Mais d’autres fois, soit c’est mou, soit c’est le néant (on se demande même si certains veulent vraiment vendre des CD, mais on se dit aussi que les media critiques sont éliminés et/ou des “contrats” d’exclusivités peuvent se jouer pour avantager tel ou tel media, en sachant par exemple que tel mag et tel éditeur de CD sont tenus par la même antité ou sont intimement liés…) Travailler directement avec les Japonais devient alors nécessaire, une solution “par défaut” (que j’utilise en dernier recours).
Car le point sur lequel je trouve Shito “gentil ou léger”, c’est le phénomène de complicité, d’entente et même de parasitage. En fait, c’est un peu l’alliance dont Shito parle.
Personnellement, je vote pour le “chacun fait ce qu’il peut/veut, du mieux qu’il peut de son côté, sans géner son voisin”. J’en avais parler en conférence à G.A.M.E. in Paris, mais la situation a évolué en arrière-plan en fonction des appétits ou des envies mégalo. C’est déjà agaçant de se voir régulièrement tirer dessus à boulets rouges, surtout quand on essaie d’offrir quelque chose aux gens (à ce sujet, les plus beaux parleurs angéliques seraient-ils les plus gros hypocrites ? J’écarte Shito, tu as de la chance :p), mais le pire reste l’espèce de dictature sur la parole, ou les régles de bonnes conduites qu’on essaie parfois de nous imposer (certains pros semblent accorder des accès en fonction des “critiques” et donc du potentiel de dangereusité de certains media), et cela avec la fameuse arme de la complicité et des relations. La liberté de penser est en danger ; rien qu’une critique négative sur un forum peut entrainer un lapidage, alors imaginez un article dans un mag ! Et le pire dans dans tout ça, c’est que les media ont beau se plaindre de pratiques japonaises abusives (notamment sur les photos/images), on en trouve qui font tout pour imposer en France cette manière de travailler à la Japonaise (le pays où quand un journaliste dit à son voisin par téléphone “l’Oricon me parait peu crédible”, on va au tribunal et on paie une forte amende), voire “à la chinoise”, tout en tirant à vue sur le voisin qui aurait mis un visuel sans demander la bénédiction de Jésus (plus comique : on fait croire que ce vilain mag n’a pas fait valider ses photos live alors que ce mag l’a bien fait, en soupirant…). Bientôt, on va nous dire que les voitures doivent rouler à gauche quand un artiste nippon viendra dans une ville…
On a aussi des gens qui s’occupent de produire/organiser des événements, et qui ont des postes dans les media qui critiquent ces mêmes événements, voire qui gèrent ses propres “concurrents” sur la couverture de leurs événements… Bref, c’est la fête ^^;
D’ailleurs, il se fait tard, je me perds un peu alors j’abrège :p
Il y a pour le moment de tout en matière de media : que vous vouliez du “tout le monde il et choupi!”, que des images pour décorer la chambre, ou de la critique plus ou moins sévère, le choix est correct en matière de media… pour la plupart gratuit ! (et en plus ce sont les meilleurs qui ne coutent rien)
Jouer le contre-pouvoir en publiant TOUT, why not (YOSH inside) C’est un peu ce que faisait le blog J-Music Session (j’espère que c’est le bon nom…) ? rapidement et étrangement disparu après avoir fait beaucoup de révélations, en particulier sur à Laruku à Paris. Un risque à prendre par rapport à vos liaisons au Japon.
Sur ce, bonne nuit !
PS : Je précise que j’ai écrit la plus grande part de ce pavé en tant que responsable musique d’un media, qui a sa ligne éditoriale. Personnellement, que la J-Music s’installe en France, ça ne me fait ni chaud ni froid.
La frustration de Shito, et son émotion, ont à la fois un aspect immature, et à la fois un aspect authentique, sincère, et honnête qui est touchant. Moi je suis bien sûr pour la transparence, mais c’est facile à dire pour nous du côté lecteur. En plus, je suppose que cela signera la fin des interviews et live reports sur mimu, et ce serait dommage, parce que vous commencez à faire de très bonnes choses dans ce domaine.
Une chose est sûre, ces pratiques sont honteuses. En effet, je ne vois pas plus qualifié et plus légitime que mimu pour interroger KOKIA. On devra encore se contenter des questions orientées de JaME, et des questions superficielles des magazines dits spécialisés. Enfin ce sera toujours mieux que les délires masturbatoires d’Orient-Extreme.
En parlant d’Orient Extreme, je tenais à dire à Eric Oudelet (qui n’assume pas et signe ses déclarations d’un E presque aussi ridicule que Charlie Vasilyeva) que c’est tout de même un comble que quelqu’un comme lui ait tous les accès qu’il a, alors que ça lui fait “ni chaud ni froid”. Tu fais ça pourquoi alors ? Pour la reconnaissance ? Pour te rajouter une ligne sur ton CV ? Pour occuper tes journées ? Pour compenser ta frustration sexuelle en te faisant sucer par les fans à défaut d’une copine ? En tout cas c’est méprisable ! Je n’aimais pas ton site, maintenant je comprends pourquoi !
Je suis un peu du même avis qu’Ananda. On dirait Shito que tu attends que l’on te jette quelques os histoire de remuer la queue. Rien que de lire ton passage sur Soundlicious, ça respire exactement ces propos. Tu sais, un cd ou quelque attention que ce soit sont la moindre des choses pour un label qui veut faire connaître ses artistes. Tu ne dois remercier personne ! C’est plutôt à eux de te remercier !!
En ce qui concerne le fait que Wasabi Records ne te réponde pas, cela ne m’étonne pas. Ce label qui est une des roues du carrosse cabossé du label vidéo Kaze espère sûrement te démotiver ! Car vu que Mimu est le seul site (le plus sérieux à mon sens) qui reste tant bien que mal droit dans ses bottes et qui ne cède pas aux appels de ces pseudo labels au rabais avec leurs artistes périmés, la survie de ton site les gêne probablement.
Par exemple, si tu pouvais arrêter ton site, cela les arrangerait sûrement, cela permettrait à leurs « amis » de relayer leurs bonnes paroles sans trop de parasitages. Les gens qui ne vont pas dans leur sens, ils semblent ne pas aimer cela !!
Il y a peut-être une autre possibilité à cette histoire. Peut-être qu’ils te boudent simplement parce que Mimu est le seul site à avoir été vraiment objectif sur la chaîne Nolife (et encore, tu as été soft, Ananda étant plus proche de la réalité !). Kaze est proche de cette vilaine chaîne (difficile pour eux de dire le contraire), donc avec le fait que Mimu ait pu énerver sur ce sujet, ils se sont dit : Puisque c’est ça, on va tout faire pour leur couper l’herbe sous le pied.
Peut-être que par cascade, c’est ce qui se passe aussi pour Akino Arai avec J-Music distribution. Bien que ce label soit encore plus boiteux que Wasabi Records !
En tous cas, il ne fait pas bon dans ce secteur d’otaku de dire trop ce que l’on pense. Comme tu dis, si ces gens sont en train de former un front tous ensemble, c’est justement pour renforcer leur position niveau communication contre les parasites (qui ne sont d’ailleurs plus nombreux ). Ils veulent sûrement montrer aux Japonais leur puissance pour faciliter leur futur approche d’artistes de plus en plus importants.
Quand je vois un site comme JAME, franchement, j’en ai la nausée ! Désolé d’être aussi cash, mais c’est difficile de dire autre chose sur cette plateforme complètement galvaudée qui reflète tout ce que je déteste ! Et on est beaucoup à penser ça.
Pour finir cher Shito, je pense encore une fois comme Ananda (qui devrait être pris beaucoup plus au sérieux malgré son ton ironique). Tous ces soi-disant pros de la J-Music sont surtout en train de se tirer une balle dans le pied ! Leur soif de réussite et de pouvoir toucher du bout des doigts des idoles japonaises toujours plus importantes va les griller !
Moi je conseille à Mimu de rester ferme et de continuer à supporter la qualité, quitte à zapper l’actu J-Music en France. D’ailleurs, ce serait leur rendre la monnaie de leur pièce. Faire de Mimu un contre pouvoir aussi serait évidement une très bonne chose. Car tous ces faux pros espèrent cacher un petit peu leurs petits arrangements entre amis que la plupart des fans ne savent pas. Je pense qu’il est temps qu’un site important s’oppose à tous ce bizbee ! Et Mimu a de l’artillerie lourde à faire valoir ! Je suis sûr que par la suite, vous serez vite rejoints dans votre combat par d’autres !!! Et peut être même que cela va calmer les ambitions de certains, qui sont je trouve, de plus en plus décomplexés ! A Mimu de trancher !!!!
Retour de E qui assume toujours ce qu’il dit (spécial dédicace au gagnant de ce jeu inavoué). Au passage, je vais plutôt dans le sens de Disarm qui a posté en même temps que mon dernier message.
En fait, Mimu étant déclaré “site de fans pour les fans”, ceci réglerait finalement tout problème : les “fans” font avec leurs moyens et n’ont pas accès aux interviews “officielles”, events presse, etc. Quelque part, il faudrait tout simplement revoir ou assumer le positionnement ?
Quelques réponses à pereira :
- Orient-Extrême n’a absolument PAS tous les accès du fait de son positionnement, de sa ligne éditoriale et enfin de part la nature du media (web). Un producteur nous a par exemple clairement dit qu’un media comme le nôtre, susceptible d’écrire des commentaires négatifs sur tel ou tel événement futur, ne pouvait pas y avoir accès. Au passage, n’oubliez pas qu’on a énormément travaillé bénévolement pour avoir les accréditations que l’on obtient (Shito était chez nous au démarrage et pourra en témoigner), elles ne sont ni tombées du ciel, ni résultats d’un travail de dessous de bureau. Et si quelqu’un ne veut pas de nous, tant pis.
- Petite note au sujet des interviews, parfois mauvaises, malheureusement. N’oubliez pas certaines choses : tous les artistes n’arrivent pas devant nous avec le sourire et l’envie de se livrer. On tombe souvent sur des artistes fatigués/assommés par le travail ou les journées-presse (la presse web passe régulièrement en dernier, parfois durant une plage sabrée à cause de retards ; les media avantagés sont les TV puis papier puis radio), d’autres n’ont rien à dire ou sont simplement teubés, d’autres encore (via leur management dans la plupart des cas) nous interdisent d’aborder certains sujets, parfois c’est un(e) traducteur(trice) zélé(e) qui refait nos questions ou nous empêchent d’en poser, etc.
Je profite de cette bafouille pour vous avouer qu’on doit régulièrement refuser des demandes d’interviews, ici ou en provenance d’Asie (certaines vraiment sympas, qu’on aurait jamais eu à nos débuts), simplement par manque de personnel pour s’en occuper. Nous ne sommes pas 150, on ne fait pas appel aux fans pour écrire à notre place, tous les membres du staff ont leur vie à vivre… On essaie de faire au mieux avec nos moyens en espérant apporter quelque chose, à répondre aux attentes du public.
- Comme je l’ai dit, personnellement, je ne saute pas au plafond parce que la J-Music débarque en Europe. Je continue d’acheter CD et DVD en import (vu le choix européen, voire aussi vus les prix, ça doit être compréhensible) et d’écouter/voir ce qui sort directement en Asie, comme je le fais depuis plus de 10 ans. Si je contribue à amener du contenu J-Music en France (organisation de conférences, etc.), la première raison serait de faire plaisir aux gens ; un concept qui peut paraître étrange, mais pourtant…
- Enfin pour répondre à ta question, si je me suis lancé dans OEx, c’est pour un challenge personnel dans le cadre d’un projet collectif. Le projet avait l’air intéressant, le staff déjà rassemblé à l’époque (début 2005) suffisamment compétent, et il me semblait que beaucoup de choses restaient à faire dans le domaine Asian Music (celui qui m’avait attiré) en France. Faire d’OEx un bon magazine et un magazine qui compte pour le public était pour moi un challenge inédit, et j’aime ce genre de défi à relever. J’ai eu envie de construire une énième chose de plus dans ma life, d’autres préfèrent détruire, ne rien faire, consommer, etc. C’est comme ça.
Pourquoi j’ai continué ?
1/ pour faire plaisir à notre public,
pour voir des sourires en réaction à nos efforts et à ce qu’on essaie de produire
2/ parce que je trouve qu’on a quelque chose d’intéressant à dire et à proposer, quelque part entre JaME et Mimu… (par contre, on n’a pas les moyens de faire ce que j’aimerais vraiment faire)
3/ parce qu’on est une équipe “musique” soudée, avec une excellente ambiance et un état d’esprit sain (l’une de nos rédactrices a écrit ses impressions sur son blog lors de son arrivée, ça faisait quelque part vraiment plaisir à lire, d’autant plus qu’elle partageait un peu la même opinion que toi avant son arrivée), une team qui a appris à faire des choses, qui a acquis une expérience… et je trouverais ça vraiment dommage que ça s’arrête.
PS : tu as évidemment le droit de trouver ces trois raisons méprisables. Je respecte l’opinion des gens.
Je ne vois pas dans quelle fourmilière ça tape ^^”’
Tout le monde s’en contrefout des états d’âme de mimu ou JaME, les fans en premier, les pros en second.
Si ces sites disparaissaient, il y aurait un vide pendant un moment, et les gens iraient voir ailleurs.
Personne (ou presque) n’a pleuré sur la disparition de Kogaru, Japan Vibes ou autre. La terre a continué à tourner.
Y a qu’à voir qui réagit à cet articles pour s’en convaincre.
Et je ne perdrai pas mon temps à défendre JaME de certaines attaques gratuites et injustifiables.