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album best Aya Ueto - Best of Ueto Aya -Single Collection-
Par MaĂ®tre K, le 07-10-2006 à 14:02:00
On peut affirmer sans trop se tromper qu’Aya Ueto est la digne hĂ©ritière des idoles des annĂ©es 80. TV-drama, campagnes publicitaires, photobook, cinĂ©ma et bien entendu chanson : Aya joue sur tous les tableaux, à la diffĂ©rence notable que là oĂą ses prĂ©dĂ©cesseurs surfaient sur la mode « poupĂ©e innocente », elle cultive son petit cĂ´tĂ© « rebelle et garçon manquĂ© », ce qui lui a sans doute permis de survivre au naufrage de la cote de popularitĂ© des idoles traditionnelles, entraĂ®nĂ©es dans le tourbillon de lassitude provoquĂ© par une overdose d’Hello! Project. Après avoir tenu la vedette sur deux drama en prime time consĂ©cutivement, l’occasion Ă©tait belle de faire un point sur sa carrière musicale qui, si elle est plus discrète que sa carrière d’actrice TV et publicitaire, n’en est pas moins fournie. C’est chose faite avec ce best qui regroupe l’intĂ©gralitĂ© de ses singles et leurs clips.


Il y avait deux façons d’aborder la critique de cet album. La première Ă©tait de se placer dans la peau du spĂ©cialiste exigeant qui attend de chaque nouvelle chanteuse qu’elle rĂ©volutionne le genre et apporte une marque qui restera gravĂ©e dans l’histoire de la jpop. Et la, il aurait Ă©tĂ© facile de sortir son lance-roquette pour tirer dans les tas et faire un vĂ©ritable massacre : à aucun moment de sa carrière, et du moins de ces 13 singles, Aya Ueto (et sa production) n’auront cherchĂ© la prise de risque ou l’innovation. C’est de la pop caricaturale taillĂ©e sur mesure pour servir de thème à des anime, des drama ou des films publicitaires, et on n’en sortira pas. Dans ce cas, inutile de se pencher une seconde de plus sur ce CD, on se contentera juste d’apprĂ©cier le joli visage d’Aya et son look « Nana » qui s’étale en format gĂ©ant dans les couloirs du mĂ©tro (japonais, cela va de soi). Et puis il y a l’autre façon d’aborder ce CD, celle qui part du principe que les idoles sont un genre comme un autre dans le monde de la jpop, et qu’il peut ĂŞtre apprĂ©ciĂ© en tant que tel. Et dans ce cas, on peut dire que cet album en maĂ®trise toutes les cordes.

De la (j)pop-idole pur jus

Ce best, qui a pris pour principe d’enchaĂ®ner les titres dans leur ordre de sortie, s’ouvre donc sur trois pistes produites par T2ya pour une leçon du genre : boĂ®tes à rythme, accompagnements synthĂ©tiques et quelques pointes de guitare pour le cĂ´tĂ© Ă©nergique sur Pureness et kizuna, violons larmoyants sur Hello, la première ballade, c’est de la pop d’idole pur jus et ce n’est pas Ă©tonnant quand on sait que le bonhomme a travaillĂ© pour des artistes comme MAX, sheila ou encore w-inds.. ne peut aussi que reconnaĂ®tre que le tout est bien agrĂ©able. Aya, à dĂ©faut d’être une grande chanteuse, pose sa voix correctement et sans donner l’impression d’être limitĂ©e sur chaque note un peu appuyĂ©e. C’est plaisant, frais et cela le restera pour MESSAGE (signĂ© H/\L) et PERSONAL (retour de T2ya aux manettes). Toutefois, on sent une certaine routine s’installer et mĂŞme si c’est le genre qui veut cela, l’enchaĂ®nement de titres trop semblables finit logiquement par lasser. Ainsi, sans ĂŞtre forcement moins bon, Kanshou a un peu de peine à passer, la digestion se fait plus lourde. Heureusement, MERMAID, sa mĂ©lodie lĂ©gère et ses arrangements pop « à la sauce Zard » viennent soulager notre estomac et relancer notre appĂ©tit pour cet album, qui sans offrir la moindre originalitĂ© pour le moment se rĂ©vèle au moins efficace et sans vĂ©ritable horreur auditive.

Quelques perles

On passera rapidement sur Binetsu (sympathique mais tellement classique) pour s’arrĂŞter sur le premier titre à vraiment sortir du lot : Ai no tame ni. Produit par un vieux routier du genre, Tetsuro Oda (qui a notamment travaillĂ© avec Zard, Nanase Aikawa, V6, Kinki Kids et mĂŞme Koda Kumi à ses dĂ©buts), le titre marque immĂ©diatement par son efficacitĂ©. Avec sa mĂ©lodie accrocheuse, ses arrangements charismatiques et rythmĂ©s servant une prestation vocale convaincante, Ai no tame ni est un vrai tube de jpop classique, un modèle du genre. Avec Kaze, on prend les mĂŞmes et on recommence… presque : c’est bien ficelĂ© mais il manque de cette Ă©nergie crĂ©atrice de tubes et Kaze peine à dĂ©coller. Elle aurait fait une bonne face B, sans plus. Heureusement, le meilleur reste à venir avec probablement la plus belle chanson de cet album, Okuru kotoba. DĂ©chirante ballade interprĂ©tĂ©e à l’origine, en 1979, par le groupe folk Kaientai et qui a servi de gĂ©nĂ©rique au drama culte « 3-nen B-gumi Kinpatsu Sensei », Okuru kotoba est devenu depuis un classique des « sotsugyou shiki », ces cĂ©rĂ©monies de fin d’annĂ©e scolaire qui voient les Ă©lèves de dernière annĂ©e se sĂ©parer, les larmes aux yeux, pour partir vers leur nouvelle vie. L’interprĂ©tation livrĂ©e par Aya, toute en finesse et en simplicitĂ©, est absolument remarquable et l’on ne peut s’empĂŞcher de finir l’écoute de ce titre avec une petite larme à l’œil. Il faudra toutefois bien vite redescendre sur terre avec un Afuresouna ai, daite qui cherche à jouer sur une Ă©motion qu’il ne trouvera jamais : Okuru kotoba a dĂ©jà raflĂ© la mise !

Un final laborieux

Et c’est bien la le problème, après un titre aussi fort, difficile de se replonger dans l’écoute de ce disque. Ce d’autant que les pistes qui suivront n’ont pas la même efficacité que les premiers singles. On reste toujours dans la bonne vieille jpop d’idole, fil rouge de ce best of, mais sans la maîtrise affichée par les premiers titres. Namida wo fuite est insipide au possible, tout comme le seront Kaze wo ukete, Egao no mama de et Shimokita ijou Harajuku miman (on a connu Fumiya Fujii mieux inspiré). Seuls Usotsuki (et ses arrangements que les Kinki Kids n’auraient pas reniés) et Yume no kakera retrouvent un peu d’énergie et d’efficacité, mais pas suffisamment pour sauver la fin de l’album, très laborieuse. On sent que ces derniers mois Aya a été bien plus impliquée dans sa carrière d’actrice que dans celle de chanteuse, avec plusieurs rôles principaux dans des dramas de prime time, dont le fameux « Attention Please » au printemps dernier, ou elle joue le rôle d’une ravissante hôtesse gaffeuse et rebelle, comme en aimerait en avoir plus souvent pour agrémenter les longs vols vers le Japon.

Le plaisir de yeux ?

On a eu jusqu’ici le son, reste l’image, ce qui est tout de même important pour une idole. Le DVD nous offre donc 10 clips tirés des singles, dont un clip « d’animation », celui de Shimokita ijou Harajuku miman. Pour les 9 autres videos, il faut certes avouer qu’Aya y est bien mignonne avec ses moues de petite amie idéale, mais l’on y retrouve ni la mise en scène léchée d’une Ayumi Hamasaki, ni les chorégraphies efficaces d’une Namie Amuro et encore moins les tenues et les poses suggestives d’une Koda Kumi : pour se rincer l’œil, on repassera !

Malgré donc une petite baisse de régime sur la fin, ce best peut se vanter de faire proprement son travail : avec ses 18 titres et l’intégralité des singles d’Aya Ueto, il est certainement le CD a posséder dans la discographie de la chanteuse. Modèle dans le genre musique d’idole, il nous offre en bonus deux véritable titres cultes avec Ai no tame ni et Okuru kotoba. Toutefois, cela ne pèsera pas bien lourd si vous recherchez de l’innovation ou une interprétation hors normes. Ce qui fait la force de ce best fait aussi sa faiblesse : un bon album de pop commerciale dans le sens le plus traditionnel du terme. Et si vous y êtes allergique, vous pouvez sans concession diviser la note attribuée par deux. Pour les autres, faites vous plaisir ! (A noter qu’il existe une version sans DVD ainsi qu’une version « collector » avec un collier Aya Ueto en cadeau bonus, pour le collectionneur exigeant)

Illustrations © Pony Canyon
Note : 7/10
album best Aya Ueto - Best of Ueto Aya -Single Collection-
Aya Ueto - Best of Ueto Aya -Single Collection- : Cover
Sortie le 20-09-2006
Infos : [Edition collector] PCCA-2317 - 4830 ¥
[Edition premium] - PCCA-2318 - 3675 ¥
[Edition standard] - PCCA-2319 - 3150 ¥
Tracklist : CD :

01- Pureness
02- kizuna
03- Hello
04- MESSAGE
05- PERSONAL
06- Kanshou
07- MERMAID
08- Binetsu
09- Ai no tameni
10- Kaze
11- Okuru kotoba
12- Afuresouna ai, daite
13- Namida wo fuite
14- Usotsuki
15- Ai no chikara
16- Kaze wo ukete
17- Egao no mama de
18- Shimokita ijou Harakuju miman

DVD :

01- Pureness
02- Hello
03- MESSAGE
04- Kanshou
05- Binetsu
06- Ai no tameni
07- Afuresouna ai, daite
08- Yume no chikara
09- Egao no mama de
10- Shimokita ijou Harajuku miman
 

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